VENISE
,cs Laounes
H adonna
’m.rrAo
VK^ISEt!
de
'•'ortin
I fliurlivnCatnftuiul ■
udw de la Koea
(•'rw>f p.v /' f. if+eft
OrtJ.rr fi*r 1. 1 uilljniin
i.ifinurif tit !.. /// teheH* t! *'**
R É V0LUT10N CONTE M l'OIt AINE.
Janicule le bombardement pouvait être terrible pour la ville ; les batteries ne furent dirigées que sur Montorio et sur les combattants. Là encore la résistance ne pouvait être longue Garibaldi et les siens voulaient abandonner le Transtévèreet se borner à défendre le reste de la ville. Mais on apprit bientôt qu’un mouvement insurrectionnel tenté pour changer le gouvernement avait échoué à Paris (13 juin), et qu’Ancône était prise; on se convainquit que tout était fini. Garibaldi sortit pendant la nuit du 1er au 2 juillet avec sept mille hommes; le triumvirat donna sa démission et la municipalité alla régler avec Oudinot l’entrée pacifique des vainqueurs. Pendant que l’armée française entrait dans Rome le 2, l’assemblée discuta les derniers articles de la constitution, qu’elle proclama le lendemain, 3, du hauLdu Capitole. Mais le 4, au soir, un bataillon français vint occuper les abords de Rassemblée , pénétra dans l’enceinte , et en lit sortir les députés , malgré une protestation qui fut remise entre les mains du colonel. Quelques jours après, tandis que Garibaldi, errant dans les Apennins, entre les quatre armées ennemies , voyait les siens se débander et échappait presque seul à toutes les recherches, la municipalité romaine elle-même était dissoute, et les armes pontificales remplaçaient celles de la république.
La chute de Venise fut le dernier acte de la révolution et de la guerre d’indépendance. Depuis dix-sept mois, l’héroïque cité sous les ordres de Manin et de Pepe déployait le plus grand courage et s’imposait toutes les privations. Elle défendait pied à pied les canaux, les îles et les forts de la lagune. Les Autrichiens n’avançaient que traqchée par tranchée. Après la bataille de Novare, Manin, devenu dictateur, et l’assemblée avaient répondu à la lettre de Haynau par le serment de se défendre à toute extrémité. Au milieu du siège de Rome le fort de Malghera après avoir subi un bombardement d’un mois avait été abandonné. « On ne peut se faire une idée, dit la Gazette d’Augsbourg, de l’état de ruine auquel le fort était réduit; on tombait tous les trois ou quatre pas dans un trou creusé par une bombe ; le sol était semé de mitraille, c’était un monceaü de ruines ; tous les