‹ Histoire universelle publiée par une société de professeurs et de savants sous la direction de M. V. Duruy Histoire de l'Italie depuis l'invasion des barbares jusqu'à nos joursChapitre 50 sur 347 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Ivrée, Turin, Crémone, Florence, Fermo, Vérone, Friuli eurent des écoles fréquentées par de nombreux élèves ; et une certaine activité intellectuelle se réveilla. Claude de Turin répandit en Italie l’hérésie espagnole de Félix d’Urgel et déploya quelque force dans sa lutte avec le célèbre Dungal, appelé du monastère de Saint-Denis à Pavie, et avec les évêques italiens Étienne, Théophilacte et saint Paulin d’Aquilée. Charlemagne fit à Adalbert, archevêque de Milan, l’honneur de lui commander un livre sur le sacrement du baptême. Les Lombards trouvèrent un historien dans Paul Warnefried, diacre d’Aquilée, un de leurs descendants. C’est au mouvement imprimé par Charlemagne que l’Italie dut un peu plus tard, Anastase, le savant et crédule bibliothécaire de l’Église romaine; Luitprand, spirituel et curieux historien ; Landolfo, naïf narrateur ; le chantre anonyme de la lutte de Guy et de Bérenger; et Rosweda, la muse cloîtrée, digne interprète des douleurs et des joies de la romanesque impératrice Adélhaïde. Dans ce moment rapide de renaissance s’élevèrent les nefs de la vieille basilique de Saint-Ambroise à Milan et le beau cloître qui lui sert de vestibule. Tant une étincelle suffit sur cette terre féconde de l’Italie pour ranimer le feu sacré !

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