‹ Histoire véritable d'un voyage curieuxChapitre 54 sur 59 · CHAPITRE LUI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LUI

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L'auteur arrive aueap Saint-Viacent — -Il s embarque pofur l'Espagne; mais il est oblige d'entrer dans la baie de Spiritu- Sancto-

Nous continuâmes notre riMte, etnous ar-* Hvàmes le i3 juillet i553 dans une petite ville nommée Saint-Vincent , située à vingt milles de là. Ty trouvai un vaisseau portugais qui venait d'être chargé de sucre , de bois de teinture et de coton, par Pierre^Rèsscl (i) ,

(i) Le même dont parle Hans Staden ; voyez sa Relation» pag. 214. Elle forme le troisième volume de cette collection.

agent d'Érasme Schetzen d'Anvers : il F expédiait à Lisbonne à un autre agent du même négociant , nommé Jean Hulsen.

Pierre Rossel me reçut parfaitement bien ; il me procura un passage à bord de ce navire, et recommanda aux matelots de me bien traiter, et je dois dire à leur louange qu'ils ont suivi sa recommandation.

Je passai onze jours à Saint-Vinaent pour me munir de toutes les choses qui sont nécessaires pour une longue navigation. J'y arrivai, six mois après avoir quitté TAfr* somption : la distance est de trois cent soixante-seize milles. Aussitôt que tout fut prêt pour le départ , nous mimes à la voile le a4 juin i553 , jour de la Saint-Jean. Pendant quinze jours que nous restâmes en mer, nous n'en eûmes pas un seul de beau temps, et nous fîmes des avaries si considérables que nous fûmes obligés d'entrer dans le port de Spiritu-Sancto au Brésil. Cette ville est habitée par des chrétiens qui s'occupent avec

d'ulrich sghmidel. 249

leurs femmes et leurs enfants à la fabrication du sucre. On y trouve en abondance du bois du Brésil , du cototi et d'autres denrées.

On voit entre $iiifift^?i|^^ et Spiritu-

■•-, «■■■'■ Sancto un grand noôtlwWfi^;^ qui ren-

versent souvent les piffitlte embarcations qui vont d'un port à Tautrc, et font périr ceux qui les montent. Ces baleines lancent une colonne d'eau en l'air, de la grosseur d'un tonneau : jour et nuit elles ne font que plonger, se remplir d'eau et la rejeter. On les prendrait de loin pour un rocher : on pourrait écrire bien des choses sur ce poisson et sur beaucoup d'autres.

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