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3a2 SÉSOCHR tS, CTIÉXTÉRÊS.
en Grèce pàj des colonies dlsma élites et d'autres peu pies voisins* Le mot arabe orf, au pluriel araf\ signifie encore chez les Mahométatts , qtii ont altéré les vraies traditions, un lieu qui est entre le paradis et l'enfer, une séparation qui ressemble à un Voile. Il y a dans FAlcoran un chapitre intitulé , sourat al araf, dans lequel on lit ces paroles : « Entre ks bienheureux et les dam« M nés , il y a un voil^ od une séparation, »
On voit que les Grets ont été foi*t latt large , pour composer leur Orphée ; qu'ils eA orft pu faire un époux infortuné , un chantage , t»n législateur , un enchanteur qui descend aux enfers, et rfiettire ëous séii tiom des' mystères.
Xic Philosophe de l'htsttrirte ^ pi*<mônté : « qu'il » est indubitable iÇue Mino6 fut un roi légîiîlateur , » qu'Orphée est un personnage aussi réel que Minos. m L'on voit que je ne leur idifepmie ^oîfit , comme fait M. Muche, totïte réalité sans afucutie 'exception, puisque ce sont originairement Abraham -et Lot , qui ont trèscenainemetit existé, quoique le Philosophe venille révoquer en doute l'existence d'Abraham, attestée par tant de monuments incontestables, par des nations entières , qui remontent claîr^mëùt jtfsqu^à lui.
Le Philosophe, sav?tirt prtJfcmâ*, cite polir l'existence de Minos , roi de Crète , les fatheux marbres de Paros , moiiument 'le plus pt'écîefux de l'atitiquîté , qui fixent sa naissftncè'quà^ofrze'détit qnaWè Vingt-^eiiS ans^ aVant notre ère A^iilgaire. 'S'il à pici consulter les marbi*es' de Paros , dont les inscriptions sont en lettres grecques, il y aura vu ., par letir iSpiianière même de compter , qu'ils ne prouvent pas plus pour les premiei^s t^mps de la>
' BiM. orient. Voy, Araf.
* Pliilos. de rhiât.» cliap. 35.
PIlOJtfESSE FAITE A ABAAHAM. 3a3
Grèce , que ne prouve pour la fondation de Trêves avant celle de Rorae , rinscription qui dit % que Trêves a existé douze ceo,ts ans avant B.<^ixie, car les mai^j^e^ commencent de même : « Depuis que O^^cropaf •, pre- » mier roi d'Athènes , a commencé à réguer.... Il s'e&t ^ lécoulé juvsqu'à Dioguète, archonte ,d' Athènes, treize D cent dix-thuit ans : depuis que Deucaliou...» , et aiBsi du reste. Encore ila nai&sance de MÎQOS n'y est-elle .point tuarquée , ;inai$ seulement :1e ;Coixuiieneeiiieiit de sou règne , .et Tannée est effacée , ce qui prouve que le prcV tendu philosophe est quelquefois charlatan : de. plus, iji $aitbien lui-même .qu'avec un peu plus .de peine , on écrit des choses fausses sur la pierre et sur lejuarbre^ comme sur Je, papier.
Il dit quHomère dans l'Odyssée appelle Minos le sage confident de Dieu : il devoit ajouter, le .confidenit tous les neuf ans ^ hévue dont j'ai montré la somTe. !JL.eft orientaux 'appellent aussi Abraham leJCbeUH, ojij'j^i
de Dieu; il. eue toit en effet bûuoré.d une. commuxilca-
tion spéciale <.
Le Philosophe ajoute, ce qu'il est sûr que IVIiuQS étoit » un législateur >très-sévère , .puisqu'on supposa .qu'a-» 9 près sa mort il jugeoit les âmes . dos. mctrts. dans les, » .epfers. »
Abraham peut aussi être regardé comme un législateur; îl fut le .père d.e,uatiops pombr.eu^QS, ^a qui il. donna des ejLen^ples etide^ leçons mémorables. c< Abra-<-, V ham ^, dit le Seigaeur par la rbouche de sou .ange,;
* Ante Koraam Treveris stetit annis mille ducentis. - • Marm. Arunrdcl.
' Bibl. orient. P^oy. Abraham.
^ Gènes. tS. iS. Cùm futurus sit in gentefn magnam , ac robus-r ti«8imnm, et benedicendae sini in illo omties natioti^s 'terrœ.
19. Scio eaim qu6d pra;cepturus sit filiis suis, et domiii -suae ,
324 SCSOGHRIS, CHEVÉRES.
M doit être le père d'un peuple très-grand et très-puis- » sant, et toutes les nations de la terr>e seront bénites » en lui ; car je sais qu'il ordonnera à ses enfants , et à » toute sa maison après lui , de garder la voie du Sei<« » gneur^ et d'agir selon Téquité et là justice. »
Quant au jugement des morts attribué à Minos , oit peut en entveyoir la source dans le langage des Hébreux , qui disoient f descendre dans le sein d'Abraham , pour dire passer à une autre yie. Je développerai et prouverai ailleui*s ce point. On petit toujours observer que c'est d'après so» Minos et son Orphée que le prétendu Philosophe conclut : « Topinion vague de la » permanence de l'àme après la mort , âme aérienne , » ombi^e du corps , mânes , souffle léger, âme inconi^ nue , âme incompréhensible , mais existante , et la N croyance des peines et des récompenses dans une au^ » tre vie , étoient admises dans toute la Grèce , dans les » tles , dans l'Asie ^ dans l'Egjpte.
ce Les Juifs seuls parui*ent ignorer absolument ce » mystère. »
Vf 'est-il pas singulier de voir le savant profond , l'historien philosophe, qui révoque en doute l'existence d'Abraham , s'intéresser si vivement à celle de Minos et d'Orphée? c'est-à-dire, s'attacher à l'ombre , et vouloir détruire la vérité ; avancer que toutes les nations ont connu une autre vie , pendant que les Juifs ne la counoissoient pas , et prétendre le prouver par des nations mêmes, qui n'ont fait qu'altéi^r les traditions primitives et le langage des Juifs en particulier. Ce nouvel Orphée semble parler aux êtres qui suivoient l'ancien.
poftt se^ ut cufttodiant viam Domitti^ et faciant judicium et ju«« titiam.
PROMESSE FAITE A ABRAHAM. 3a5
Si l'on veut trouver les trois Juges des enfers. Mines , JBacus et Rhadamante , les voici en quelques mots hébi-eux ' , mnué éq rderjnthim, le repos, ou le séjour du sein qui reçoit les morts : ce séjour dans le langage des Hébreux , éloit le sein d'Abraham , auquel ils joignoieut aussi les deux autres patriarches Isaac et Jacob;^ c'est pourquoi le roi Prophète voyant en esprit la descente du Messie aux limbes pour en retirer les justes qui attendent sa venue, s'écrie ■ : ce ceux qui ont été » de bonne volonté parmi les peuples, ceux qui for- » ment le peuple du Dieu d'Abraham , se réunissent » pour s'élever vers Pieu, du séjour obscur où ils lat- » tendent. »
Jésus-Christ lui-même dans Tïlvangile rappelle aux Juifs ^ que Je Pieu d'Abraham , d'Isaac et de Jacob n'est pas le Dieu des morts , mais des vivants , pour leur faire mieux sentir qu'il y a une autre vie.
Mais j'aurai occasion dans l'histoire même d'Egypte^ de revenir sur cet article, et je dévoilerai davantage dans les mythologies M inos et Oi'phée.
Nous avons vu tous les rois de la seconde dynastie de Manéthon , dont les derniers sont formés de l'histoire d'Abraham ; I. Binothris , Abraham fils de Tharé ; II. Tlas , ou Tulis ; III. Sethenès ; lY. Chœrès , le roi d'Egypte ravisseur de la femme d'un étranger, c'est-à-dire,
* niJO quics, statio; pH sinus ; HTl excipere ; C3^nD raortui»
* PsaliB. 4^) hebr. 47* lo, text. hebr. Voluutarii populoratn congregati sunt, populus Dei Abraham; quoniàm ad Deupi è «eptis terrae valdè elevatus est, populus ille,
' Matth. 5a. 3i.De resurrectione autem mortuoram non iegistis quod dictum est à Deo dicente Tobis :
32. Ego siim Dens Abraham» et Deus Isaac, et Deus Jacobt Nou est Ocus morluoruu); «ed viventium.
326 SÉSOGHRIS, GUÉNÉKÈS.
de Sara , épouse d'Abraham ; V. Népbercherès , Abraham séparé de Lot ; VI. Sésochrîs , roi d'une taille extraordinaire , la très-grande récompense promise à Abraham; Vil. Chénérè^, la possession de la terre de Canaan promise à ses descendants.
On a vii que les Juifs et les Arabes ont aussi formé des mêmes faits à peu près , des rois ou reines d'Egypte parallèles.
Nottà avdnâ encore dans ce que l'Ecriture dit d'Abraham , Agar, esclave égyptienne, qu'Abraham prit pour seconde épouse, et dont il eut un fils nommé Ismaè'l , lequel épousa aussi une égyptienne , et s'établit à la porte de l'Egypte. Les Egyptiens, en prenant de l'Histoire Sainte tous les endroits où elle fait quelque menti ou d'eux » oiit bien pu s'en former encore quelques itègnes.
ISECHEROPHES.