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aa6 SUCCESSEURS DE MÈNES,
ayoit eu toiit juste autant de grands prêtres que de rois , comme si dans un si long espace la vie du grand ^ prêtre avoit toujours pu répondre à celle du roi y ou qu'il eût pu y avoir une compensation exacte; car il s'agit de rois d'un c6té , et de Tautre de pontifes , qui se transmettent tous leur dignité de père en fils. Combien , sur un si grand nombre , qui meurent sans lais* sei de fils , ou dont le fils meurt avant le père ?
De plus , suivant Hérodote ' , les Egyptiens avoient les statues bien ressemblantes de tous les grands prêtres ; puisque , par les traits de ressemblance de la statue du dernier , avec celle de Tavant-dernier , et toujours ainsi en remontant jusqu'au premier , ils lui pix)u-« voient la filiation non interrompue. On peut bien dii^ ici : qui prouve trop, ne prouve rien. Il falloit donc que le fils eût toujours eu des traits bien marqués de ressemblance avec son père , et que les Egyptiens eussent eu dès leur premier roi , des statuaires assez habiles pour bien exprimer tous les traits; et que ces statues se fussent conservées , du moins les premièi^s , durant onze mille ans. Or remarquez qu'elles n'étoient que de bois. On peut bien assurer que si Hérodote n'en conte pas quelquefois plus qu'il n'a vu , comme le font certains voyageurs , les Egyptiens avoient fait ces statues après coup > et qu'ils avoient fait les rois mêmes , ce qui n'est pas sans exemple. Les savants Suédois conviennent aujourd'hui qu'ils n'ont eu que six rois du nom de Charles , quoique le dernier soit appelé Charles douze. Je pourrois citer des nations modernes, dont
' Herodot. a. l43. SÇtiptOfteoy ^ttxyvvltç ^oXocrorovç Çv).tyovç Toaov7ov; oaovfftrcp cÎTroy..... àirc^cixvvoray iraTda iraîp^ç cxaçov co>v73y soy7a, ex TO\ï ' ay;(«;-a «irodayovlo^ r^g cîxoyo{, ^u^(oy7<$ ^(à iroMTCMy^ !o»s ov OLtùit^oL*