AUBRY (DU NORD
— Pendant la lecture une alerte. — Volée qui s'enfuit. — Aubry, Boysset et le lecteur restent fermes. — On revient. — Et l'on fait des barricades.
— Aubry et Boysset font ouvrir les portes des maisons et livrer les armes au nom de la Constitution violée.
Barricade de la Porte Saint-Denis. Jeanty Sarre. — Le colonel Quilico blessé à l'épaule. Le lieutenant-colonel Goubaux tué (républicain, c'est bien fait). Un lieutenant tué. — Trente (?) grenadiers tués, quinze autres blessés, tous mortellement. — 72" de ligne. — Le capitaine Mauduit dit qu'en arrivant sur la barricade ils virent les bayonnettes du 15'' léger qui arrivent par derrière. — Jeanty Sarre entendit bien dire : Nous sommes pris par derrière, mais ne vit pas les bayonnettes. — Il faisait un brouillard assez intense, auquel s'ajoutait la fumée.
Le vendredi 5, Versigny, Pierre Lefranc et Aubry (du Nord) et deux autres, présidés par Aubry, se réunissaient dans un café, cabinet particulier. Chaussée d'Antin, pour entendre une proposition des officiers de la garde nationale offrant de réunir 2,000 hommes armés et d'aller installer de force la Haute-Cour. — Aubry va chez le lieutenant-colonel Hovyn qui devait se mettre à la tête de cela. Il n'y était pas, on le lui dit absent depuis trois jours. — On nous cherche pour nous faire part de l'incident. Mais le fil était rompu. Ils ne savaient pas que nous étions chez Raymond rue de la Madeleine.