L'EMPIRE
/. — La déclaration de guerre.
La guerre qui mit aux prises en 1870 la Prusse et la France, était prévue depuis 1866. Le maréchal Niel, nommé ministre au mois de janvier 1867, la préparait activement. Il faisait reconnaître avec soin non seulement les frontières françaises, mais le territoire allemand. Il augmentait le nombre des batteries et armait de pièces rayées les principales places de TEst. Il créait une commission supérieure des chemins de fer qui réglerait à l'avance la marche et la concentration des hommes et du matériel. Il établissait un plan de campagne : deux armées, Tarmée d'Alsace, commandée par Mac-Mahon, et Tarmée de Lorraine, commandée par Bazaine, étaient destinées à Toffensive et s'appuieraient Tune l'autre pendant qu'une troisième, confiée à Canrobert, leur servirait de réserve.
Mais Niel mourut au mois d'août 1869, et son successeur, Le Bœuf, ne prit que des mesures désastreuses. Il refusa d'accroître le nombre des batteries. Il supprima la commission des chemins de fer. Il abandonna l'organisation de la garde mobile — qui se composait de tous les hommes remplacés ou exemptés — en déclarant qu'elle ne devait exister que sur le
papier et que ses manœuvres n'étaient que des farces. Comme Niel, il ne comptait que sur Tarmée régulière, qui saurait soit porter soit recevoir le premier choc, et il assurait, sans croire si bien dire, que ce premier choc décidait du sort d*une campagne. Qui ne pensait alors que les Français, grâce à leur intelligence, i leur esprit d'initiative et aux charges à la baïonnette, se débrouilleraient toujours et vaincraient l'adversaire? Malgré d'insuffisants préparatifs et des combinaisons hasardeuses, la guerre d'Italie n'avait-elle pas réussi? Nos troupes qui n'étaient pas encore sorties de leurs garnisons lorsque l'Autrichien dépassait Novare et menaçait Turin, ne l'avaient-elles pas arrêté à temps, refoulé, contraint à une paix glorieuse?
Subitement, au mois de juillet 1870, un incident faisait naître l'explosion. « Nous sommes, disait un général, tantôt belliqueux et tantôt paciQques. Nous ne pouvons nous résigner à accepter franchement la situation que nous nous sommes faile par les fautes énormes commises en 1866, et nous ne pouvons non plus nous décider à la guerre. Nous y rêvons sans cesse, nous nous y préparons d'une façon continue avec un redoublement d'activité intermittent; puis au dernier moment, le cœur nous manque toujours, et, après un pas fait en avant, nous en faisons deux en arrière. La paix repose sur des bases trop peu solides pour être durable. La Prusse peut ajourner ses projets, mais n'y renoncera jamais. Dans cet état de transformation, de troubles, de défiances, n'est^il pas clair qu'un incident imprévu peut, à chaque instant, amener une crise terrible *? »
Le prince Léopold de HohenzoUern-Sigmaringen avait accepté la couronne d'Espagne. La presse française s'indigna. Une demande d'interpellation fut déposée à la Chambre. Le 6 juillet, le duc de Gramont, ministre des Affaires étrangères, disait au Corps législatif sur un ton d'imprudente provocation qu'une puissance qui placerait un de ses princes sur le trône de Charles-Quint, romprait l'équilibre européen et qu'en ce cas la France remplirait son devoir sans hésitation et sans faiblesse.
1. Correspondance du général Ducrot, H, pp. 303-304 (lettre du 30 avril 1869).
Léopold de HohenzoUern se désista. Mais Gramont voulait, pour satisfaire Topinion et « dominer Tanimation des esprits » , que le roi Guillaume de Prusse interdit au prince de revenir sur sa renonciation. Guillaume était alors à Ems. L'ambassadeur français, Benedetti, alla Vy trouver, et le 13 juillet, au matin, à la promenade, le pria de déclarer qu*il ne donnerait jamais son consentement si le prince posait encore sa candidature. Guillaume répliqua qu'il ne pouvedt prendre un pareil engagement. Quelques instants après, le roi recevait une lettre de M. de Werther, son ambassadeur à Paris : selon Werther, le duc de Gramont désirait que Guillaume écrivit à Napoléon qu*il n'avait pas eu l'intention de blesser les intérêts et la dignité de la France. Le monarque fut froissé, et lorsque Benedetti demanda dans l'après-midi une nouvelle audience pour l'entretenir du même sujet, il fit répondre par son aide de camp qu'il avait dit son dernier mol. Le lendemain, il quittait Ems et, dans le salon de la gare, il répétait à Benedetti qu'il n'avait plus rien à lui communiquer; son gouvernement, ajoutait-il, continuerait les négociations.
Benedetti n'avait donc pas été insulté, et ne se plaignait pas d'une insulte. Mais Bismarck avait reçu du roi une dépèche qui racontait l'événement. Il la publia, non pas, comme on Ta prétendu, en la falsifiant, mais en l'abrégeant et en lui donnant par là une forme plus précise, plus frappante. Elle était ainsi conçue : « L'ambassadeur français a demandé à Sa Majesté le roi à Ems de l'autoriser à télégraphier à Paris que Sa Majesté s'engageait pour tout l'avenir à ne jamais donner son consentement dans le cas où les HohenzoUern reviendraient sur leur candidature. Sa Majesté a refusé alors de recevoir l'ambassadeur français et lui a fait dire qu'elle n'avait plus rien à lui communiquer. »
Le ministère français interpréta celte dépèche comme un outrage, et Gramont s'écria que la Prusse avait souffleté la France. Le 15 juillet, le chef du cabinet, Emile Ollivier, demandait au Corps législatif un crédit de cinquante millions et annonçait qu'il rappelait les réserves pour < soutenir la guerre qu'on lui offrait ». Thiers objecta que le fond était accordé,
que le prince de Hohenzollern renonçait à la couronne et que le roi Guillaume approuvait cette renonciation, qu'il ne fallait pas faire une querelle de mots et rompre sur une question de forme. OUivier répondit qu'il acceptait d'un cœur léger et confiant la responsabilité qui dès ce jour commençait pour lui, et que la France essuyait un affront puisque, d'après les récits de la Prusse, le roi avait refusé d*enlendi*e une dernière fois Benedetti : les crédits furent votés et, le 19 juillet, la France déclarait officiellement la guerre.
Mais que pouvait-elle, seule contre toute l'Allemagne? Elle n'avait pas d'alliances. La Russie, irritée que Napoléon eût naguère pris parti pour les Polonais insui^és, assurait la Prusse <le sa neutralité bienveillante et lui promettait son concours si TAutriche s'alliait à la France. Dès lors, l'Autriche n'osait bouger, et d'ailleurs, dans le plan que l'archiduc Albert exposait à Napoléon au riiois de février 1870, son armée ne devait s'ébranler que dix semaines après l'armée française. L'Italie aî^i^sait de même. Elle s'engageait à pénétrer en Bavière, mais au 15 septembre seulement et à condition que les Français eussent envahi l'Allemagne du Sud. Pour se prononcer, l'Autriche et l'Italie attendaient donc une victoire éclatante, qui, sans leur appui, n'était guère possible.
Si du moins l'empereur et Le Bœuf avaient conservé le plan de campagne longuement médité par Niel! Tout, les cadres, les états-majors, les commandements desUrois armées d'Alsace, de Lorraine et de réserve, était déterminé, fixé, et peut-être Mac- Mahon et Bazaine, responsables des premiers événements et par suite concentrant leurs forces, auraient-ils, l'un, arrêté le prince royal à Frœschwiller, et l'autre, secouru Frossard à Spicheren. Mais l'empereur décida qu'il n'y aurait qu'une armée, l'armée du Rhin, dont il eut la direction suprême et dont Le Bœuf fut major général. Il fallut refaire tout le travail.
L'empereur et Le Bœuf croyaient avoir 450 i 500 000 hommes disponibles. Mais un grand nombre des réservistes rappelés n'arrivèrent pas à temps. Les dépôts étaient à cette époque très loin des régiments. Un homme du Nord allait s'habiller et s'armer dans le Midi pour combattre en Alsace, et un ancien
zouave qui courait à Chftlons reprendre sa place dans son corps, devait se rendre au dépôt d'Alger. Aussi larmée du Rhia ne comptait-elle que 250 000 hommes dans les premiers jours du mois d*août. Napoléon voulut incorporer une centaine de gardes mobiles à chaque bataillon de ligne; mais à cette mesure excellente les bureaux objectèrent la loi.
Tout ou à peu près tout s'organisait alors, non pas en temps de paix, mais à Tinslant où la guerre était déclarée. Brigades, divisions, corps d*armée se formaient à la dernière heure. Le transport des troupes et des approvisionnements, laissé aux différentes divisions du ministère qui ne s'entendaient pas entre elles, se fit donc tumultueusement, dans une extrême confusion et avec des relards infinis. Des bataillons destinés à l'Alsace arrivaient dans la Moselle. Des batteries débarquaient à Metz sans harnachements et retournaient à Douai pour s'équiper. Le général Michel écrivait à Belfort qu'il n'avait trouvé ni son général de division ni sa brigade. Le 24 août, après les grandes batailles et lorsqu'on croyait les munitions épuisées, on découvrait dans la gare de Metz trois millions de cartouches dont personne ne connaissait l'envoi.
Rien n'était prêt. Les forts de Metz et de Belfort nullement achevés; toutes les hauteurs qui dominent les autres places du nord-estdépourvues d'ouvrages; dans les principales forteresses de Lorraine et d'Alsace, à Thionville, à Metz, à Strasboui^, pas de grands magasins qui auraient assuré la subsistance de l'armée; à Metz, des projectiles en nombre insuffisant; entre cette ville et Verdun, pas de chemin de fer direct. Plusieurs corps ne reçurent jamais leurs voitures réglementaires : quand elles sortirent des casemates de Toul, elles ne pouvaient rouler; les bois avaient joué, et les cercles des roues n'adhéraient plus. Lorsque la division Abel Douay fut attaquée le 4 août à Wissembourg, elle dut laisser ses blessés au pouvoir de l'ennemi ; elle n'avait pas encore son service d'ambulance, et le médecin en chef, arrivé de Strasbourg dans la journée sur le champ de bataille, n'eut à sa disposition d'autre matériel que sa trousse de chirurgien.
Le corps d'état-major se composait des sujets les plus dislin-
gués des Écoles militaires. Mais la plupart de ses officiers, bornés au stérile travail du bureau ou aux brillantes fonctions d*aide de camp, ignoraient les détails du service de guerre.
L'infanterie était courageuse, énergique, solide : elle avait une arme excellente, le chassepot. Mais, dans les batailles, selon les vieux règlements, elle se formait sur deux lignes, sans profiter des accidents du terrain, et s'offrait inutilement aux coups de l'artillerie ennemie. Au lieu de la reculer ou de la masquer dans les bois et les ravins ou de la couvrir par des tranchées-abris, on la fit coucher par terre; elle n'était pas moins exposée aux obus, et lorsqu'elle se relevait pour agir, elle avait perdu beaucoup de sa vigueur morale.
La cavalerie, bonne, bien montée, routinière, comme l'infanterie, exécutait de belles manœuvres d'ensemble qui ne se pratiquent jamais à la guerre, et ignorait le service en campagne. Les généraux la firent charger en grosses masses, et elle chargea brillamment, héroïquement; les relations allemandes reconnaissent qu'elle a, malgré l'insuccès de ses efTorls, le droit de jeter un regard de légitime orgueil sur les champs de bataille où elle a glorieusement succombé, et à Sedan, le roi Guillaume, la voyant s'élancer à diverses reprises sous le feu meurtrier des compagnies prussiennes, ne pouvait s'empêcher de s'écrier : ({ Ahl les braves genst » Mais elle ne savait ni éclairer la marche de l'armée ni inquiéter et harceler l'adversaire. Elle opéra des reconnaissances sans voir les ennemis qui, l'instant d'après, canonnaient ses campements à l'improviste. Il arriva même qu'elle demandait l'appui de Tinfanterie pour s'aventurer au loin !
L'artillerie fit preuve du plus beau sang-froid et d'un admirable dévouement. Mais elle employait des fusées fusantes au lieu de fusées percutantes. Ses canons de bronze se chargeaient par la bouche, et les canons d^acier des Allemands qui se chargeaient par la culasse, avaient l'avantage de la portée, de la justesse et de la rapidité du tir. Si nos pièces de 12 luttèrent encore avec les pièces prussiennes, nos pièces de 4, chères à Napoléon et à Le Bœuf parce qu'elles avaient aisément triomphé des mauvaises pièces autrichiennes et décidé par leur extrême mobilité la vie-
toire de Solférino, étaient notoirement inférieures. Quant aux mitrailleuses qui lançaient des gerbes de balles à une distance de 12 à 1800 mètres, elles ne rendirent pas les merreilleux services qu'en attendait Tempereur.
Après avoir confié la régence à l'impératrice. Napoléon III arriva le 28 juillet à Metz. Son armée se trouvait, trois jours après, répartie de la façon suivante : le l**" corps ou corps de Mac-Mahon à Strasbourg; le 2* corps, de Frossard, à Forbach ; le 3"" corps, de Bazaine, à Saint-Avold; le 4* corps, de Liadmirault, à Boulay; le 5' corps, de Failly, à Bitche; le 6» corps, de Canrobert, à Châlons; le !• corps, de Félix Douay, à Mulhouse; la garde impériale, qui formait sous les ordres de Bourbaki un corps d'armée de deux divisions, grenadiers et voltigeurs, aux environs de Metz. Elle était donc éparpillée sur une ligne de 70 lieues. L'empereur n'osa la concentrer et la jeter, ainsi qu'il voulait d'abord, dans le pays de Bade entre Maxau et Germersheim, pour séparer l'Allemagne du nord de l'Allemagne du sud, contraindre la Bavière et le Wurtemberg à la neutralité et entraîner par ce coup d'audace l'Autriche et l'Italie.
Malade, presque impotent et comme atteint de débilité sénile, connaissant mieux que personne la supériorité militaire de l'ennemi, informé, ne fût-ce que par les rapports du colonel StoiTel, que l'armée prussienne, composée de toutes les classes de la nation, était dans la monarchie des Hohenzollern la première et la plus honorée des institutions; qu'elle avait plus qu'en France à tous les degrés de la hiérarchie le sentiment du devoir; que tous ses services spéciaux, service des chemins de fer, service télégraphique, service sanitaire, avaient été de longue date organisés avec le plus grand soin, à demeure, sans diminution du nombre des combattants, et qu'elle accomplirait sa concentration en onze jours au plus parce que chacun savait ce qu'il devait faire heure par heure. Napoléon III n'avait déclaré la guerre que sur les conseils de Gramont, qui croyait à la solidité des alliances, et de Le Bœuf, qui croyait aux calculs des bureaux, et surtout sur les excitations de l'impératrice, qui pensait à son (ils et voulait inaugurer le règne de Napoléon lY par de grandes victoires et par la revanche de Sadowa. Peut-être
comptait-il aussi sur le hasard. Peut-être s'imaginait-il que la chance le favoriserait comme en 18S9,dans la campagne dltalie. Mais, dès qu'il fut à Metz, en plein désarroi, il se résigna tristement à la défensive et, dès le lendemain de son arrivée, il ordonnait à Mac-Mahon de ne pas agir avant huit jours.
Huit jours ne s'étaient pas écoulés que l'ennemi franchissait la frontière. Toute l'Allemagne, Saxe, Bavière, Wurtemberg, Bade, marchait avec la Prusse contre la France, et le roi Guillaume disait qu'il n'avait jamais vu un semblable réveil du sentiment national, et aussi universel. Trois armées s'avançaient : la P^ armée, commandée par Steinmetz ; la ir armée, confiée au prince Frédéric-Charles ; la IIP armée, conduite par le prince royal de Prusse et composée de tous les contingents du sud. Steinmetz et Frédéric-Charles se portaient vers la Sarre, l'un par Trêves et Sarrelouis avec 50 000 hommes, l'autre, par Kaiserslautern et Neunkirchen avec 180 000 hommes. Le prince royal de Prusse, à la tète de 160 000 hommes qui se réunissaient autour de Landau, devait envahir l'Alsace. Le roi Guillaume, actif, énergique, infaligable, militaire dans l'àme, avait le commandement suprême. Mais il ne l'exerçait que de nom. Trois personnages qu'il avait su choisir et garder, Bismarck, Moltke, Roon, l'accompagnaient. Bismarck mena les négociations. Moltke, aidé par un élat-major excellent qull avait formé, dirigea les opérations et dicta l'ensemble des mouvements. Roon, ministre de la guerre, et habile organisateur, pourvut aux approvisionnements et au malériel. Les officiers allemands étaient certains du succès. < Nous avons, disait l'un d'eux, la supériorité du haut commandement, celle de l'artillerie et celle du nombre ; nous partons, pleins d'enthousiasme *et pénétrés de la justice de noire cause. »
//. — Les premiers désastres. Wissembourg,
Frœschwillery For bac h .
'Wissembourg. — Les Allemands avaient terminé le 31 juillet la concentration de leurs forces, et déjà leur cavalerie
envoyait sur notre territoire de petits parlis qui, par leur pointes audacieuses, alarmaient la population de la frontière. L empereur, voulant tromper Timpatience française par uu semblant d*oQensive et donner uu prince impérial, son fils, le baptême du feu, fit le 2 août attaquer la ville prussienne de Sarrebruck. Deux divisions du 2' corps de Frossard se mirent en moaYement; le faible détachement — un bataillon et trois escadrons — qui gardait Sarrebruck, se retira devant elles, et cette inutile affaire fut célébrée comme une victoire. Mais le lendemain, Moltke commandait aux armées allemandes de se porter en avant, et le 4 août éclatait la première défaite, celle de Wissembourg.
Une division de Mac-Mahon, la division Abel Douay, qui ne comptait pas 5000 hommes, était sur Textrôme frontière du Bas-Rhin, à Wissembourg et sur les hauteurs environnaotes. Le 4 août, au matin, elle fut surprise par une division bavaroise et deux corps prussiens de la IIP armée ou armée du prince royal. Douay périt. Un bataillon, cerné dans la ville, mit bas les
armes ; 200 soldats qui défendaient le château du Geisberg, capitulèrent après une très vive résistance. Le reste des FroDÇâis se replia sur Lembach. Les Allemands avaient 1500 des leurs hors de combat. Mais, dès la première rencontre, ils enlevaient un canon, faisaient mille prisonniers, et ils entraient en Alsace pour n*en plus sortir!
Frœschwiller. — A la nouvelle de Téchec de Wissembourg, Tempereur comprit le tort qu'il avait eu de disséminer ses troupes. Il mit Bazaine à la tète des corps qui formaient la gauche de Tannée du Rhin, 2% 3% 4% garde impériale, et il chargea Mac-Mahon de commander, outre le 1" corps, le 5" corps de Failly et le T corps de Félix Douay.
Il était trop tard. Dès le 6 août, Mac-Mahon, contre sou attente, fut attaqué. Il n'avait pas pressé la marche de FailIy»^' n'avait encore reçu d'autre renfort qu'une division du T corps, la division Conseil-Dumesnil; au lieu de se replier dans la niODtagne entre Bitche et Phalsbourg pour joindre Failly et de ioDir la crête des Vosges dans de redoutables positions d'où il aurait donné la main à l'armée de Metz, il avait accepté la batailte eu