‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 2)Chapitre 135 sur 190 · VIII. — L'armée de l'Est et Belfort · texte numérisé non relu

VIII. — L'armée de l'Est et Belfort

La défense des Vosges. — Dès la seconde quinzaine de septembre, des bataillons de mobiles et des corps francs s*étaîeat rassemblés dans les Vosges. Le général Cambriels fut chargé de les réunir sous le nom de « corps de TEst ». Mais le XIV* corps allemand, commandé par Werder, marcha contre lui par les routes du Donon. Malgré la bravoure des gardes nationaux qui défendirent Raon-rÉtape et Rambervillers, malgré l'énergie du général Dupré qui livra le 9 octobre au général Degenfeld le malheureux combat de la Burgonce, malgré les engagements de Brovelieures et de Bruyères, les Allemands entrèrent à Epinal, à Lure, à Luxeuil.

Cambriels, craignant d'être cerné dans la montagne, s'était replié sur Besançon. Il fut poursuivi par Werder. Mais il prit une belle position qu'il est difficile d'aborder et presque impossible de tourner, celle de Chàtillon-le-Duc et d'Auxon-Dessus, sur la rive gauche de l'Ognon. Soutenu par la garnison de Besançon, le corps de l'Est refoula le 22 et le 23 octobre les Allemands, qui se rejetèrent sur Dijon.

Prise de Dijon. — Trois armées ou simulacres d'armée pouvaient protéger Dijon : le corps de l'Est, aux ordres de Cambriels; l'armée des Vosges, qui s'organisait à Dôle sous le commandement de Garibaldi; l'armée de la Côte-d'Or, dont le chef était alors le colonel Fauconnet. Mais Cambriels refusa de courir à un désastre. Garibaldi, qui n'avait encore que deux brigades, ne bougea pas. Fauconnet lutta seul : il fut mortellelement blessé, et Werder occupa Dijon le 30 octobre : c'était pour les Allemands un nouveau centre de ravitaillement.

La délégation remplaça Cambriels par Crouzat, et le corps de l'Est, qui forma désormais le 20' corps, vint grossir l'armée delà Loire. Il ne resta dans la région de la Saône et du Rhône que

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