‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 2)Chapitre 22 sur 190 · Président du conseil depuis · texte numérisé non relu

Président du conseil depuis

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du commerce, de Tindustrie, fortifiait ses places, améliorait son organisation militaire, soutenait ses droits avec fermeté * et ne se laissait pas intimider, même par TAutriche. D*instinct il se rapprochait du gouvernement français, dont le chef, malgré Texpédition de Rome, gardait une inaltérable sympathie pour la nation italienne et entretenait le désir, comme Tespoir, de la soustraire un jour à l'influence autrichienne. Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, Victor-Emmanuel, sans cesser de jouer son rôle de roi constitutionnel, ne refusa pas certaines marques de complaisance à Louis-Napoléon ^ qui s'en montra fort touché. Peu de mois après, il mit Tempressement le plus amical a le reconnaître empereur. Aussi, dès la fin de 1852, Napoléon III ne craignait-il pas de dire au marquis de Villamarina, qui représentait auprès de lui la cour de Sardaigne : « Il viendra un temps où les deux pays se trouveront compagnons d'armes pour la noble cause de rilalie ». Un peu plus tard, en février 1853, ce diplomate recevait de Tempereur l'avis suivant : < Il faut attendre qu'une menace de l'Autriche au Piémont fournisse une occasion favorable >. Et en mars de la même année, Napoléon III parlait à Villamarina de grands remaniements territoriaux qui jyermeltraient de faire revivre la nationalité italienne ». Cavour et sa politique. — Les bonnes dispositions de ce souverain à Tégard du Piémont allaient être entretenues avec soin et merveilleusement exploitées par un homme d'Etat de premier ordre, qui s'était d'abord fait connaître comme collaborateur du marquis d*Azeglio et que Victor-Emmanuel avait eu le bon esprit d'appeler au poste de premier ministre, le 4 novembre 1852. C'est principalement à ce grand politique qu'était réservée la gloire de réaliser le rùvc de l'unité italienne. Camille Benso, comte de Cavour, né en 1810 d'une vieille famille piémontaise, avait d'abord servi comme officier du génie, mais s'était dégoûté de bonne heure de l'état militaire et,

1. Nolamnicnl contre la cour de Rome, qui, en isji), s'opposa vaincmenl à 4a loi Siccardi, al>olissnnt le foro ecclesiasiico^ ou privilège judiciaire du clorgê. Le ministre du Commerc.*, Sanla-Rosa, étant mort peu après sans vouloir rétracter son adhésion à eetle loi, rarclievôque <le Turin lui rofiisi les prières de l'Église. Il eut pour successeur le comte de Cavour.

2. 11 fil notamment %'oler une loi enlevant au jury le jujiement «les délits d'insulte envers les gouvernements étrangers.

IfiSTOlHB OÉMiRALE. XI. I <

après avoir passé de longues années tant à voyager pour son instruction qu'à pratiquer Tagriculture et à étudier Téconomie politique, avait en 1847 fondé avec Balbo le journal le Risorgimento. Membre de la Chambre des députés en 1849, il était entré Tannée suivante dans le cabinet d'Âzeglio comme ministre de TAgriculture et du Commerce. Ace titre il avait négocié des traités fort profitables à son pays, dont il s'était efforcé, non sans succès, de développer les ressources naturelles et d'étendre les relations. Le parlement sarde lui devait un esprit de discipline et de suite faute duquel ses grands desseins auraient été inexécutables. C*est grâce à lui que s'était établi le connubio du centre droit, dont il était l'âme, avec le centre gauche, que dirigeait Rattazzi, et que s'était formée une majorité capable de comprendre à demi-mot, de travailler avec abnégation pour l'avenir et d'imposer au pays tous les sacrifices que sa politique à longue portée rendait nécessaires. Aussi, écarté un moment du ministère (16 mai 1832), n'avait-il pas lardé à y rentrer comme président du conseil. A dater de cette dernière époque, la cause de l'Italie parut vraiment incarnée en lui.

Sous des dehors de bonhomie, d'enjouement et de simplicité qui l'avaient de bonne heure rendu populaire, Cavour était un diplomate sans égal, sachant aussi bien brusquer les événements que les attendre ou les préparer, pliant ou rompant avec le même à-propos. Sa présence d'esprit n'était jamais en défaut. Nul n'a jamais su avec plus de promptitude que lui tirer parti des faits qui le contrariaient et les tourner à l'avantage de sa politique. Aussi audacieux que souple et sagace, peu gêné par les scrupules, dévoué corps et âme au parti de l'unité, il n'était certes pas difficile sur le choix des moyens. Mais il faut reconnaître qu'il n'en employa tout d'abord que d'honorables et de légitimes. Faire du Piémont non seulement un Élat bien gouverné, mais un Elat riche et bien armé, qui pût inspirer confiance à ses prolecteurs, telle fut tout d'abord sa préoccupation capitale. Aussi donna-t-il la plus vigoureuse impulsion à l'agriculture, à l'industrie, au commerce et sans s'arrêter aux calculs d'une économie mal entendue, pourvut-il à grands frais son pays d'un réseau de chemins de fer qui devait en peu d'années doubler

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ses revenus. Dans le même temps, il mettait les places fortes en état de défense, remplissait les arsenaux et grossissait notablement larmée sarde, qui, sous La Marmora, devenait bientôt sinon une des plus nombreuses, du moins une des plus solides de TEurope. Non moins attaché à la liberté qu*à l'autorité, il revendiquait plus fermement encore que d'AzcgIio les droits de la société civile contre TEglise et ne craignait pas de heurter de front la cour de Rome par la suppresson des ordres men* diants (1854). Cette énei^ique attitude vis-i-vis du Saint-Siège était d autant plus remarquée des Italiens qu'à la même époque le gouvernement autrichien semblait s*inféoder au Saint-Siège et s'apprêtait i conclure le concordat de t855, véritable abdication de Tautorité laïque en faveur de Tautorité religieuse. Il s'abstenait d'autre part prudemment d'encourager le parti révolutionnaire qui, poussé par les réfugiés de Londres (Mazzini et autres), avait encore parfois recours aux moyens violents, comme l'insurrection ou rassassinat\ Il voulait que les chefs

des grands Etats européens et particulièrement l'empereur des Français fussent bien convaincus que sa politique tendait non point à ébranler leurs trônes, mais à les consolider en contenant^ et dirigeant la révolution.

Rôle Joué par le Piémont dans la guerre de Grimée. — L'Autriche, qui voyait où il tendait, ne tarda pas à le menacer, sans réussir à l'intimider. Dès 1853, la protection que le Piémont accordait aux réfugiés lombards amena la rupture des relations diplomatiques entre les cours de Vienne et de Turin. Mais Cavour s'en émut d'autant moins qu'à celte même époque il méditait de procurer au Piémont la protection de deux puissances de premier ordre contre l'Autriche. La France et l'Angleterre étaient à la veille d'entreprendre en faveur de la Turquie une grande guerre contre la Russie. Si l'empereur d'Autriche, qui leur laissait espérer son alliance (malgré le grand service que le tsar Nicolas lui avait rendu en 1849), s'unissait à elles, Cavour souhaitait que Victor-Emmanuel en fit autant, dans l'espoir que François-Joseph, pourvu en Orient

1. En 1833, une tentative de soulèvement eut lieu, et Tannée suivante le duc de Panne périt victime des sociétés secrètes.

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de grandes et riches provinces, serait amené à céder au roi de Sardaigne le royaume lombard-vénitien. Si au contraire ce souverain ne se laissait pas entraîner dans cette guerre, ToiTre de concours du Piémont n*en serait que mieux accueillie parles puissances occidentales et serait plus tard d*autant mieux payée que ces puissances auraient eu moins à se louer de TAutriche.

On sait que la France et l'Angleterre, après avoir ouvert les hostilités contre la Russie (avril 18S4), ne furent pas secondées par la cour de Vienne, dont la politique équivoque et astucieuse obligea leurs armées à s'éloigner du Danube pour aller s'épuiser pendant une année entière devant Sébastopol. Après de longues et décevantes négociations, les Alliés, se voyant joués par celte puissance, résolurent de mettre à profit le bon vouloir de la Sardaigne. Dès le mois de novembre 1854, un confident de Napoléon III, Persigny, s'était rendu à Turin et n'avait pas eu de peine à se mettre d'accord avec Gavour, qui ne demandait qu'à traiter. Le ministre de Victor-Emmanuel se disait qu'en se faisant l'auxiliaire des puissances occidentales en Crimée, la Sardaigne acquerrait le droit de siéger au congrès qui serait convoqué après la fin de la guerre; qu'elle y pourrait poser devant l'Europe la question italienne ; qu'elle y serait appuyée par la France et l'Angleterre; qu'elle n'y serait pas contrariée par la Russie, trop heureuse de punir l'Autriche de son ingratitude; quant à la Prusse, il était bien évident qu'elle ne viendrait pas en aide à cette dernière puissance. Bref, l'alliance fut conclue le 26 janvier 1856. Pour pouvoir réclamer par la suite un plus haut prix de ses services, la Sardaigne voulut entrer dans la coalition non point comme simple auxiliaire aux gages des Alliés (ainsi que le proposait l'Angleterre), mais comme l'égale en droit des autres parties contractantes, à ses frais, risques et périls. Elle offrit doiîc un beau corps de 15 000 hommes, qui dut rester sous les ordres d'un général piémontais, et elle n'accepta qu'à litre de prêt les avances de l'Angleterre pour l'entretien de cette petite armée. L'unité italienne, on peut le dire, est née de ce traité.

Le parlement piémontais en comprit la portée patriotique et s'associa sans trop de résistance à l'audacieuse politique de

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Cavour. Bientôt après (avril 1855), les troupes commandées par La Marmora s*embarquèrent pour TOrient. Elles y firent bonne figure, notamment au combat de la Tchernaîa (16 août) et contribuèrent à rheureuse conclusion de la guerre. Aussi, quand TAutriche, tremblant que Napoléon III ne déchaînât la révolution en Italie pour lui faire pièce, eut enfin par ses menaces déterminé la Russie à poser les armes, le Piémont ne put-il être écarté du congrès de Paris. Dès le mois de juillet 1855, Napoléon III avait annoncé son intention de le faire participer aux profits comme aux risques de la guerre : c Dangers, honneurs, avantages, avait-il dit, tout sera partagé >. Plus récemment, Victor-Emmanuel et Cavour avaient été reçus à Paris, comme à Londres, avec une bienveillance significative, et le carbonaro couronné les avait invités à lui exposer ce qu*il pourrait faire pour ritalie (novembre-décembre 1855).

Cavour au Congrès de Paris. — Au congrès, qui s'ouvrit en février 1856, la Sardaigne tint une place sans proportion avec son importance réelle. Bien des difficultés y furent aplanies par la dextérité de Cavour, qui vit rapidement grandir son crédit et, par suite, celui de son pays. Toutes les puissances, sauf TAutriche, finirent par lui faire des avances'. On n'ignorait pas que ses espérances secrètes étaient encouragées par Napoléon III. Aussi ne fut-on pas surpris quand, après la signature du traité de Paris, le président du congrès, Walewski, ministre de ce souverain, s^inspirant d'une note que Cavour lui avait adressée le 27 mars sur la triste condition de Tltalie, crut devoir signaler à la haute assemblée ce qu'il y avait d'irrégulier et de fâcheux dans la situation présente des Etats romains. Il était urgent, disait-il, que. le pape pût se passer des troupes autrichiennes, aussi bien que des troupes françaises, et, pour cela, qu'il consolidât son gouvernement par de bonnes institutions. Examinant ensuite les autres Etats de la Péninsule, il déclarait qu'en certains d'entre eux, et notamment dans les Deux-Siciles, les excès de la réaction absolutiste et de l'arbitraire rendaient inévitables de nouvelles révolutions. Il fallait que des averlis-

1. Il gagna notamment la bienveillance du gouvornenient russe, qu'il rapprocha du gouvernement françaib, sans se brouiller avec TAnglelerre.

sements fussent donnés par les puissances du congrès aux souverains qui, comme le roi de Naples, abusaient de la compression à regard d'esprits € égarés et non pervertis ». Ces propositions, soutenues par Cavour, furent, comme on pouvait s'y attendre, combattues par TAutriche, et le congrès n'osa prendre i cet égard aucune décision. Mais Walewski put résumer le débat en constatant que les plénipotentiaires autrichiens n'avaient pas contesté la nécessité de faire évacuer les États pontiflcaux par les troupes étrangères dès que cette opération serait sans danger pour le Saint-Siège ; et que la plupart des plénipotentiaires avaient reconnu l'efficacité qu'auraient des mesures de clémence prises d'une manière opportune par les gouvernements de la Péninsule et surtout par celui des Deux-Siciles (8 avril 1856). Peu après, et au moment où le congrès prenait On (16 avril), Cavour adressait au cabinet de Paris une note très vive, où il posait nettement la question italienne et remontrait que l'Europe ne pouvait, sans compromettre son repos, la négliger plus longtemps. La situation de la Péninsule était, disait-il, plus grave que jamais, grâce à la réaction politique et à l'occupation étrangère. Le mal était surtout imputable à TAutriche. Cette puissance ne voulant pas qu'on le guérît, une recrudescence d'agitation révolutionnaire allait certainement se produire au delà des Alpes. La cour de Vienne avait détruit en Italie l'équilibre créé par les traités de 1815. Elle menaçait le Piémont. Elle l'obligeait à des armements ruineux et pouvait d*un instant à l'autre le mettre dans la nécessité de prendre des « mesures extrêmes ». Cet Etat était le seul en Italie qui eût su à la fois contenir la Révolution et demeurer indépendant. S'il venait à tomber, rien ne s'opposerait plus dans la Péninsule à l'omnipotence de l'Autriche. Les puissances occidentales, si intéressées à prévenir cette éventualité, étaient invitées à aviser. Et Cavour savait bien qu'elles aviseraient. Aussi fut-il compris à demi-mot au Parlement de Turin, quand il vint (6 mai 1856) rendre compte de sa politique et afGrma que si Victor-Emmanuel n'avait, pour le moment, retiré de sa participation à la guerre aucun avantage palpable, le Piémont n'avait pourtant versé en pure perte ni son or ni son sang.

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Napoléon m et la politique des nationalités. —

« Tranquillisez* vous, avait dit Napoléon III à Cavour en le quit* tant; j'ai le pressentiment que la paix actuelle ne durera pas. » Effectivement, ce théoricien romanesque et aventureux, chez qui le principe des nationalités devenait une véritable monomanie, rêvait de mettre à néant les traités de 1815 et de refaire la carte politique de l'Europe. Ce qui lui paraissait le plus ui^nt, c'était de constituer en corps de nation cette Italie pour laquelle il avait une irrésistible prédilection. Il y avait jadis conspiré pour la liberté. Il partageait encore, au fond, les sentiments des vieux carbonari de 1831. Ses parents, presque tous Italiens, les Canino, les Pepoli, les Cipriani, etc., le sollicitaient à l'envi en faveur de leur malheureuse patrie. Des influences d'alcôve agissaient aussi sur lui dans le même sens. Son cousin germain, le prince Napoléon, autant par ambition personnelle * que par instinct révolutionnaire, le poussait à prendre le parti de l'Italie. Il sentait bien du reste qu'au delà des Alpes, depuis Texpédition de Rome, la plupart de ses anciens amis le regardaient comme un traître. Quelques-uns le jugeaient digne de mort. S'il ne réparait dans une certaine mesure le mal qu'il leur avait fait, échapperait-il longtemps au fer de leurs sicaires'?

Napoléon III se disait bien, d'autre part, que donner le signal de la révolution en Italie, c'était alarmer et irriter le pape, dont il avait restauré par les armes le pouvoir temporel et qu'il avait promis de ne pas abandonner. Ne risquait-il pas ainsi de s'aliéner le clergé catholique, dont le concours lui élait si précieux? Ne mécontenterait-il pas par là le suffrage universel, qui était la base de l'édifice impérial? C'est ce que pensaient, avec l'impératrice, plusieurs de ses ministres, une bonne partie du Corps législatif et la grande majorité du Sénat. Mais le rêveur couronné croyait avoir trouvé un infaillible moyen de concilier ses préférences avec son intérêt. Dans sa pensée, Tltalie

1. Depuis la naissance du prince impérial (16 mars 1856), ce personnage n*étail plus l'héritier présomptif de la couronne. Aussi rêvait-il un établissement au dehors et ne dissimulait-il pas que la Toscane, ]>ar exemple, lui eût fort convenu.

2. Plusieurs complots, organisés à Londres ou à Paris par les réfugiés italiens, avaient déjà menacé sa vie. L'attentat de Pianori (1853) étail encore tout récent.

affranchie devait former non pas un Etat unitaire, mais une confédéral ion dirigée par le Piémont, indépendante de TAutriche, rattachée à la France par la reconnaissance et la politique. Ainsi le pape, dépouillé à peine de la Romagne, resterait sur le trône et la France n*aurait plus à le garder. Mais croire que les souverains de la Péninsule d'une part, et le peuple italien, d'autre part, se prêteraient à une pareille combinaison, que les princes inféodés a la cour de Vienne se laisseraient médiatiser au profit du Piémont, ou plutôt de la France; que la nation, appelée à se constituer, s'arrêterait au milieu de son œuvre; qu'on empêcherait à volonté la question de se compliquer par l'intervention de puissances jalouses; faire la tempête et imaginer qu'on saurait ensuite lui fixer des bornes, c'était une naïveté que Napoléon III et son pays avec lui devaient plus tard cruellement expier.

Signes précurseurs de la révolution italienne. — Peu après le congrès de Paris, les nuages s'amoncelèrent du côté de l'Italie. Le roi de Naples, dont l'Angleterre et la France n'avaient guère eu à se louer pendant la guerre de Crimée, reçut de ces deux puissances des remontrances sévères au sujet de son système de gouvernement, et l'invitation de le modifier. Sûr de l'appui de l'Autriche, il répondit que cette ingérence dans ses affaires était injustifiable, qu'il n'en tiendrait nul compte et qu'il redoublerait même de rigueur envers ses sujets mécontents. Aussi, après un échange de dépêches fort aigres entre Naples, Paris et Londres, les deux gouvernements français et britannique rappelèrent-ils des Deux-Siciles leurs ambassadeurs (octobre 1856). Napoléon III, d'autre part, ne pouvait obtenir du pape aucune -des réformes dont l'adoption loyale eût, à son sens, rendu possible l'évacuation des Etats pontificaux. Entretenu dans sa résistance par Anlonelli, enhardi de plus par les progrès incontestables qu'avait faits récemment dans le monde chrétien l'autorité pontificale *, Pie IX n'accueillait pas mieux que le roi de Naples les con-

1. Rétablissement de la hiérarchie caUioli<]iie en Anf?leterre el en Hollande (1850-1851); liberté de l'enseignement secondaire el de l'enseignement primaire établie en France au profit du clergé (IS.'ïO); reconnaissance du dogme de l'Immaculée conception (ISoi); concordat autrichien (IS.iS), etc.

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