Voir ci-dessus, p
3. Non seulement il permit que Jules Favrc, avocat d'Orsini, l'intercalât dans sa plaidoirie, mais il la fil publier dans le Moniteur et, ce «jui était plus signiHcatif encore, dans le journal officiel du royaume de Sardaigne.
irrésistible. La Société nationale était toujours à ses ordres. Le ministre de Victor-Emmanuel voyait donc nettement où il allait. Gomment son impérial complice ne voyait-il pas où il se laissait lui-même entraîner?
Préludes de la grande guerre. — Cavour en quittant Plombières se rendit en Allemagne, s'assura que la Prusse n'était pas disposée à se compromette en faveur de l'Autriche, puis rentra plein d'espoir à Turin, où il mena de front, à la fin de 18S8, les préparatifs de guerre et les négociations secrètes avec la France. Quant à Napoléon III, sa complaisance pour les journaux qui demandaient la guerre contre l'Autriche et l'émancipation de l'Italie fit bientôt soupçonner au public ses véritables intentions. Bientôt, du reste, il prit la peine de les révéler lui-même. Le 1" janvier 1859, recevant aux Tuileries le corps diplomatique : « Je regrette, dit-il à l'ambassadeur d'Autriche, que nos relations avec votre gouvernement ne soient pas aussi bonnes que par le passé... » Ces paroles causèrent à Vienne le plus grand émoi. Plusieurs corps d'armée autrichiens furent dirigés vers le royaume lombard-vénitien. Peu de jours après, Victor-Emmanuel parlait devant les Chambres piémontaises du ciel qui s'assombrissait, des obligations patriotiques qui incombaient à la Sardaigne, et déclarait ne pouvoir rester insensible au cin de douleur qui s'élevait dans toutes les parties de l'Italie opprimée. Le 30 janvier avait lieu à Turin le mariage du prince Napoléon avec la princesse Clotilde. Dans le même temps paraissait sous ce litre : Napoléon III et t Italie, une brochure inspirée par l'empereur des Français et qui n'était guère que la paraphrase de l'accord secret de Plombières. Enfin l'on ne put douter que la guerre ne fût imminente quand on vit Cavour faire voter par le parlement sarde un emprunt de 50 millions destinés à la défense du Piémont (9 février). Les troupes s'accumulèrent rapidement en Italie. Il y eut bientôt près de 200 000 Autrichiens sur les bords du Tessin.
Il ne tint pas à l'Angleterre que les hostilités ne s'ouvrissent pas. Cette puissance craignait que la France ne voulût trop gagner à la guerre. Mais sa proposition de médiation fut déjouée par Napoléon III et par rempereur de Russie (alors