‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 2)Chapitre 65 sur 190 · Voir ci-dessus, t. X, p. 989 et suiv · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, t. X, p. 989 et suiv

lion c que les barbares d*£urope, venus avec un navire à feu jusqu'au fort de la capitale, en étaient repartis aussitôt pour échapper par la fuite au châtiment qu'ils avaient trop bien mérité >. Les édiis de mort publiés contre les chrétiens furent renouvelés. Il y eut une recrudescence de supplices. Les évêques espagnols Diaz et San Pedro eurent le même sort que les missionnaires français SchœfQer et Bonnard. L'inutilité des représentations diplomatiques et des simples démonstrations navales apparaissait clairement. D'autre part, en poursuivant la réparation des violences éprouvées par nos nationaux, on pouvait saisir l'occasion de prendre pied dans la péninsule indo>chinoise. Une expédition contre l'Annam fut décidée. L'Espagne, qui avait les mêmes griefs à venger, s'y associa.

Elle se fit sans plan bien arrêté, avec une incertitude de vues et d'exécution qui faillit en compromettre le succès. La petite escadre de l'amiral Rigault de Genouilly n'eut pas de peine à enlever Tourane {\" septembre 1858), mais elle y demeura cinq mois immobile, attendant un soulèvement impossible des chrétiens indigènes, n'osant risquer dans une marche sur Hué son faible corps de débarquement. En février seulement elle se porta au sud, vers la Basse-Cochinchine, força l'entrée de la rivière de Saigon, écrasa les forts et la citadelle et occupa la place. Tourane et Saïgon, c'étaient du moins deux positions magnifiques. Mais en Europe la guerre d'Italie allait éclater, en Asie même la guerre de Chine recommençait. L'amiral Page, qui venait de succéder à Rigault de Genouilly, reçut l'ordre d'éva- •cuer Tourane et de rallier la flotte du Pé-tché-li en laissant une garnison à Saïgon. L'efl'et fut désastreux. Tu-Duc triompha bruyamment : « Les voilà donc partis, ces barbares d'Occident, ^es êtres malfaisants et cupides... Pirates aussi ineptes que couards, ils ont été mis en fuite par nos vaillants soldats, et se sont sauvés comme des chiens, la queue entre les jambes. » Pour en finir, il entreprit de nous chasser de Saïgon, Son meilleur général, Nguyen-Tri-Phuong, vint assiéger les 800 soldats qui y avaient été laissés sous le commandement du capitaine de vaisseau d'Ariès et du colonel espagnol Palanca Guttierez.

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