Voir ci-dessus, p
Il fut décidé que le 8 septembre de cette année, et des années suivantes, le jour de prières et d'actions de grâce que les Cantons évangéliques avaient coutume de célébrer, deviendrait un jour de fête pour toute la Confédération, en l'honneur de la paix heureusement maintenue. Les rapports de la France et de la Suisse s'amélioraient d'autant plus que les cantons étaient parvenus à se débarrasser de la présence des émigrés sur leurs territoires respectifs.
Barthélémy allait quitter le pays Les élections presque royalistes de 1797 l'appelèrent au Directoire exécutif. Il y resta jusqu'au coup d'Etat du 18 fructidor et fut alors déporté. Le nouveau gouvernement français allait changer complètement de politique à l'égard de la Suisse.
///• — Intervention du Directoire.
Démêlés avec le Directoire : la Révolution en Suisse ^ — Les exigences se firent bientôt sentir. Au mois d'octobre 1797, le Directoire réclama l'expulsion de Wickham. Pour ne pas mettre la Confédération dans l'embarras, Pitt rappela son agent. Déjà au mois de décembre 1796, le conquérant de l'Italie avait organisé des croisières sur le lac de Lugano, afin d'empêcher la contrebande et la désertion des prisonniers autrichiens. Ses barques à canons abordèrent fréquemment aux rives suisses et y provoquèrent une grande agitation. La République cisalpine, qui venait d'être proclamée, semblait vouloir s'étendre dans les bailliages italiens de la Confédération. Les cantons intéressés y. envoyèrent des représentants, dont le secrétaire eut l'honneur de s'aboucher, à Milan, le 15 mai 1797, avec le général Bonaparte en personne. Ce dernier commença par railler les revendications des Suisses, dénonça l'aveuglement des républiques encore aristocratiques de Berne, de Lucerne, de Soleure et de Fribourg. A la suite