‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 114 sur 166 · EXTENSION TERRITORIALE · texte numérisé non relu

EXTENSION TERRITORIALE

(|ui se réunirait à Philadelphie le deuxième lundi de mai 1787 « pour considérer la situation des Etats-Unis, délibérer sur les moyens de rendre la Constitution du gouvernement fédéral capable de satisfaire aux exigences de TUnion, et présenter au Congres des résolutions de telle nature, qu'avec l'agrément de cette assemblée et l'assentiment des législatures de tous les Etats, le résultat poursuivi fût enfin obtenu ». Dickinson, président de la conférence, envoya le rapport au Congrès et à toutes les législatures. Cette fois l'appel devait être sérieusement entendu.

Extension territoriale.

Population, villes, voies de communication. —

L'Océan Atlantique et le Mississipi formaient les frontières naturelles, à Test et à Touest, du domaine des Etats-Unis, constitué par le traité de paix de 1783. Les grands lacs et une ligne un peu indécise le séparaient, au nord, du Canada resté anglais. Au sud le 31** degré de latitude marquait la limite entre les États-Unis et les Florides, dont l'Espagne était rentrée en possession en 1783.

La population s'accrut de 1 200000 habitants, soit de 45 0/0, dans les quinze années de 177S à 1790 '. La Virginie avait à celte dernière date 748 000 habitants, soit le cinquième de la population totale. Venaient ensuite la Pensylvanie avec 434 000 habitants, la Caroline du Nord avec 394 000, le Massachusetts avec 379 000, le New-York avec 340 000, le Maryland avec 320 000. Deux États, la Caroline du Sud et le Connecticut, avaient plus de 200 000 habitants, deux autres plus de 100 000, trois moins de 100 000. Le Maine, le Vermont, le Kentucky et le Tennessee, qui n'étaient pas encore constitués en Etats, comptaient ensemble 290 000 âmes.

années.

blancs.

noirs.

total.

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La population des cinq Etats du sud était de 1 784000, égalant presque celle des huit autres Etats, mais comprenant, il est vrai, à peu près tous les noirs.

Une ligne étroite de villes et de hameaux se prolongeait, avec maintes interruptions, pendant quinze cents milles sur la côte de TÂlIantique, du Maine à la Géorgie. Du côté de Tintérieur, Albany et Shenectady étaient des villes frontières. Les riches vallées du Mohawk et du Genesee servaient encore de terrain de chasse aux Iroquois; d*impraticables marécages et d'immenses forêts couvraient l'ouest de la Pensylvanie. Les ÂUeghanys avaient longtemps limité à Touest la Virginie et les Carolines. Des différences profondes, sociales et mentales, séparaient les communautés politiques qui s'étaient développées sur celte côte : le Massachusetts, république puritaine fondée sur l'égalité des conditions, propriété très divisée, caractères énergiques et rudes comme le climat; la Virginie, pays d'aristocratie, mécanisme social fondé sur le travail des esclaves; le Connecticut, petite république d'agriculteurs; la Caroline du Sud, oligarchie de planteurs, plus durs aux esclaves que les Virginiens, plus entichés aussi de leur supériorité sociale. Dans le New- York, le New-Jersey, la Pensylvanie, la population anglaise était pénétrée d'éléments hollandais, allemands, irlandais, écossais, suédois. De là des dissonances politiques, le loyalisme des nouveaux immigrés, la formation au début de la révolution d'un fort parti tory. New-York et Philadelphie avaient été occupées longtemps par l'ennemi, sans que le fait exerçât une sérieuse influence sur la fortune de la guerre.

Point de villes manufacturières, quelques industries pourtant, des moulins, des fonderies, des fabriques de chapeaux; le cotonnier n'est encore qu'une plante d'agrément. De petits ports, Falmoulh, Barnstable, les deux îles de Martha's Vinevard et Nantucket, dont la pêche de la baleine avait fait la fortune, sont maintenant ruinés ; une parlie de la population de ces petits ports a émigré à Halifax. Boston, sur ses trois collines, au fond d'une très belle rade, 20 000 habitants, ne se relèvera que lentement de la secousse de la guerre. New-York a déjà plus de 20 000 habitants; l'élément hollandais y reste très vivace; Albany sur

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