‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 129 sur 166 · Voir ci-dessous, t. IX, chap. Asie · texte numérisé non relu

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l'administration anglaise 927

///. — L'administration anglaise.

Organisation de la Compagnie des Indes. — On sail qu'à Londres la Compagnie était administrée * : 1*^ par la Cour des Propriétaires, où entraient tous les actionnaires possédantpour 500 livres sterling d'actions; 2** par la Cour des Directeurs, au nombre de 24, élus par les propriétaires. C'était comme la Chambre des communes et la Chambre des lords de la Compa* gnie. Celle-ci, à mesure que ses territoires indous prenaient de l'extension, voyait s'accroître le nombre, la dignité et les salaires de ses agents. Elle nommait, sans aucun contrôle du gouvernement royal, les employés civils et les officiers de l'armée. Elle jouissait donc d'un patroîiage qui menaçait de devenir plus étendu que celui dont disposait, en Angleterre, le pouvoir royal. Il y avait pour les Anglais de la métropole un double sujet de préoccupations : d'une part, ils se rendaient compte de la responsabilité morale qui pesait sur l'Angleterre par l'abandon de près de cent millions d'Indous à une Compagnie qui avait pour principal souci d'accroître son commerce et ses dividendes, sans trop s'inquiéter du bien-être de ses sujets ; d'autre part, ils comprenaient que la substitution du pouvoir royal à celui de la Compagnie, ou simplement un contrôle plus direct de celui-là sur celle-ci, aurait pour effet de mettre aux mains du roi, de ses ministres, de ses amis, l'énorme patronage de la Compagnie, c'est-à-dire un formidable instrument de corruption politique et parlementaire, au grand péril des libertés britanniques. Il fallait que l'Angleterre et l'Inde restassent absolument distinctes : autrement la métropole deviendrait une dépendance politique de la colonie. Celait bien assez déjà que les « nababs », c'està-dire les Anglais enrichis par l'exploitation de l'Inde, revinssent dans la métropole trafiquer des sièges aux Communes, en surhausser les prix et, presque tous, accroître le parti des amis du roi : dans la lutte entre ceux-ci et les whigs libéraux,

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