Voir ci-dessus, l. VI, p
combien de fois reparaîtront ces préoccupations! Elles revenaient plus vives quand la question du privilège de la Compagnie, renouvelable tous les vingt ans, s*inscrivait à Tordre du jour du parlement. Elle s^éleva de nouveau peu de temps après le Regulating ad de 1773, au moment où les échos de la lutte entre Warren Hastings et Francis emplirent l'Angleterre, et où la conscience britannique se sentit inquiète des abus de toutes sortes reprochés au premier *.
L'India BUl de 1783 et Flndia BiU de 1784'. — Sous le ministère Porlland fut déposé YIndia Bill de Fox, celuici étant alors soutenu par Burke. Fox proposait de substituer aux deux Cours de la Compagnie un Bureau (Board) de sept membres, chargé de nommer et révoquer tous les employés civils et militaires de Tlnde et de diriger son administration. Ce Bureau, investi d'un tel pouvoir, serait nommé par le Comité de la Chambre. Il devait rester quatre ans en fonctions, quels que fussent les changements de ministère. Ses votes seraient publics. Il présenterait des rapports annuels aux deux Chambres.
Ces sept membres seraient, au fond, nommés par les whigs alors au pouvoir. Même lorsque ceux-ci en tomberaient, ils resteraient maîtres, par leurs sept créatures, du patronage de rinde. Ainsi, non seulement la Compagnie était dépouillée de ses droits, mais ceux de la Couronne et des Chambres étaient méconnus. Fox et ses amis, s*imposanf, se perpétuant, domineraient par rinde le roi et le parlement.
Pourtant le bill passa aux Communes, alors toutes dévouées aux whigs. Le 9 décembre 1783, la discussion s*ouvrit devant les Lords. Thurlow dénonça cette tentative pour détruire, avec « le juste équilibre de la Constitution >, la liberté même de TAngleterre : « Le roi, en fait, ôtera de sa tète son diadème pour le placer sur la tèle de M. Fox. » Le comte Temple traita le projet de « bill infâme ».
Ayant obtenu, avec Thurlow, une audience du roi Georçe, Temple se déclara ensuite autorisé à déclarer que quiconque voterait pour YIndia BiU non seulement ne serait plus l'ami