Voir ci-dessus, p. 182 et suiv
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des forces britanniques. Les Anglais, comme an temps de la guerre de Cent ans, allaient-ils donc 8*emparer de tout le littoral français !
La conférence qui s*était tenue à Anvers au lendemain de la trahison de Dumouriez (7 avril 1793) ne laissait aucun doute sur les intentions des coalisés. Cobourg, qui s'était engagé à ne point faire de conquête en France, fut, on Ta vu, brutalement désavoué. Lord Auckland déclara que TAngleterre avait la prétention de < réduire la France à un véritable néant politique ». Les Anglais convoitaient Dunkerque et ce qui lious restait de colonies. Les Autrichiens réclamaient des barrières pour la Belgique. Le ministre autrichien Thugut proposait de convenir d'avance des conquêtes que Ton pourrait faire en commun et de les par* tager en parts égales. Les principaux diplomates autrichiens, Mercy, Cobentzel, Starhemberg, proposaient chacun leur combinaison. Celle qui prévalut à la cour de Vienne consistait à attribuer à TAutriche la Flandre française, TArtois et la Picardie jusqu'à la Somme; les Prussiens s'empareraient de l'Alsace et de la Lorraine qui seraient données au duc de Bavière en échange de son duché. L* Au triche s'arrondirait de toute la Bavière. D'importantes compensations seraient accordées & la Prusse aux dépens de la Pologne '. L'Angleterre se contenterait de Dunkerque. Mais les diplomates prussiens désiraient garder pour leur souverain T Alsace et la Lorraine. La Russie acceptait d'avance tous les projets de partage, sûre de trouver d'amples dédommagements en Pologne. Le ministre russe Markof disait à Cobentzel : c On peut tout se promettre de l'entreprise contre la France; il faut y détruire l'anarchie... il faut l'empêcher de reprendre son -ancienne prépondérance; il parait que ces deux objets peuvent fort bien s'exécuter à la fois; emparez-vous des provinces françaises qui sont à votre convenance; que l'Espagne, laSardaigne, s'agrandissent de leur côté; l'Angleterre aussi ne s'oubliera pas. Ceci fait, travaillons tous de concert à donner à ce qui restera de la France un gouvernement monarchique, stable et permanent : elle deviendra puis-