‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 144 sur 166 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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968 L'EXTRÈME-ORIEXT

pour se rendre de Rangoun à Amarapoura, il fui absent onze mois moins quatre jours. Le comte de Mourninglon (marquis de Wellesley) avait été nommé gouverneur général des Indes en 1797, à la place de sir John Shore. Il chargea Cox, revenu de Rangoun, d'une seconde mission. Celui-ci devait aller à Chittagong pour porter secours aux nombreux réfugiés que la tvrannie des Birmans avait chassés de TArakan. Les fatisrues de cette seconde mission causèrent sa mort.

Les difficultés augmentaient chaque année avec le gouvernement birman. Symes, devenu colonel, est envoyé pour la seconde fois par Wellesley à la cour de Badoun-Meng (1802). Celte mission, dont l'insuccès fut complet, malgré une escorte de cent cipayes, n'a jamais élé racontée. Au reste, à celle époque, les Anglais, en guerre avec la France, iuquiels pour Flndouslan, étaient fort médiocrement heureux dans certaines démarches et n'obtenaient aucun succès dans l'Extrême-Orient.

///. — L'Annam.

Les Hollandais au Tonkln. — Les Portugais furent naturellement les premiers étrangers qui arrivèrent dans Flndo- Chine; ils eurent sorte de privilège commercial dans le pays, mais ils devaient v trouver bientôt des concurrents redoutables dans les Hollandais. Il est probable que pendant longtemps se sont traitées au cap Pak-loung, à la frontière chinoise, les affaires commerciales de Macao, par suite de la Chine et de l'Annam. Le principal point d'atterrissement parait avoir élé Tile de Van-Ninh, dans le delta du Pak-Nam. La corvette le Grol, partie sous le commandement de Ilendrick Ilagenaer, en décembre 1631, semble être le premier navire qui soit arrivé au Tonkin (Tong-King), en 1637. Il avait visité le Japon, et les mesures prohibitives du gouvernement shogounal n'étaient pas étrangères à celle visite. Karel Hartsink, qui commandait le navire, très bien reçu ainsi que ses compagnons, Vincent Romeyn et Malhys len Broecke, par le seizième roi de la

dynastie Lé, Thàn-long (1618-1643), obtint rautorisation d'établir un comptoir, non à Than-Long (Hanoï), mais plus bas sur le Fleuve Rouge, à Pho-Khach {Marché des Étrangers) ou Pho-Hicn *.

Japonais aussi bien qu'Européens prenaient part au commerce du Tonkin, échangeant les premiers leurs armes, leurs laines et leurs cotons manufacturés; les seconds, leur quincaillerie et leurs porcelaines. Le commerce hollandais y fut, de 1637 a 1700, administré par treize directeurs. Le dernier, Jacob van Loo, s'embarqua le 8 février à bord du liaew pour retourner avec ses compatriotes à Batavia, abandonnant pour toujours le territoire inhospitalier de Pho-Hien, où lui et les siens avaient été l'objet de nombreuses vexations.

Les Anglais au Tonkin. — Lors de la réunion des différentes compagnies anglaises en une seule East-India Company (1702-8-9), nous voyons que la liste des factoreries dans l'Inde transgangé tique et la péninsule malaise comprenait la Gochinchine avec Siam, Pégou, Patani, Quedah, Johore, Cambodge et Ligore. Toutefois Pierre Poivre ignore ce fait, car il nous di( : « Le hasard a amené un Anglais à la Gochinchine : l'Anglais Douffe (Duff) passant dans une jonque de Canton à Batavia, à la fin de 1747, fut pris d'un coup de vent entre les Paracels et la Gochinchine, qui l'obligea de relâcher dans ce pays. Le roi fit venir cet Européen et lui demanda s'il n'était pas médecin. Il se trouvait être médecin et guérit le prince d'une fistule fort dangereuse. Celte cure lui donna beaucoup de réputation et de crédit à la cour. Il en profita pour se faire restituer quelques marchandises qui lui avaient été volées par les mandarins et obtint la permission de voyager le long des côtes du royaume. 11 fut au Cambodge, qu'il parcourut, tira les plans des anses, des baies qui lui parurent commodes pour un débarquement et retourna à la cour. Il continua à cultiver la bienveillance du roi, qui le fit mandarin du premier ordre. Ce prince lui offrit une galère entretenue, des soldats, des domestiques, et 4000 (juans par an pour être son médecin. Douffe,

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