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décrétons un acte solennel de navigation, et Tile marchande sera ruinée. Que Carthage soit détruite! Que l'Angleterre soit anéantie! Ce doit être le dernier article de chacun de nos décrets. » Uacte de navigation de la Convention prohiba tout commerce d'importation en France, autrement que par bâtiment français ou par bâtiment d'un pays neutre d'origine. C'était l'équivalent d'une nouvelle déclaration de guerre.
Pitt multiplia les efforts contre la France. Il obtint tout de son parlement < pour empêcher que la démagogie ne mit ses rêves séditieux à la place de la Constitution anglaise » : il solda 40 000 émigrés ou étrangers, paya à la Prusse ISP 000 livres stet; ling par mois pour qu'elle élevât son contingent à 62 000 hommes, corrompit le ministre espagnol Godoy, ranima l'Autriche, la Hollande et le Piémont, qui se lassaient de leurs sacrifices et de leurs défaites, entraîna Gênes, Florence et Naples dans une coopération active à la guerre , et laissa carte blanche à Catherine II sur le continent, pourvu qu'il eût lui-même toute liberté d'agir sur mer.
La guerre sur mer et aux colonies. — Déjà la lutte maritime était engagée. Malgré l'efTroyable disproportion des forces, nos héroïques marins disputaient toujours l'avantage et le gardaient souvent. Que faire avec 76 vaisseaux de ligne contre 115 vaisseaux anglais qui furent bientôt renforcés des flottes de la Hollande, du Portugal et de l'Espagne? avec des équipages dont les officiers avaient disparu par l'émigration, qui étaient recrutés de paysans, enlevés à leur charrue par la réquisition, commandés par des chefs braves, mais absolument ignorants de la manœuvre? La Convention fit sortir du néant des flottes entières; trente millions furent votés pour l'armement de 28 navires et la construction de 71 navires nouveaux de tout rang. Les bâtiments de commerce furent armés pour la course. Les matelots, officiers et canonniers de la marine marchande et de l'armée de terre furent réquisitionnés pour le service de la flotte. Prieur de la Marne et Jeanbon Saint-André, installés à Brest, présidaient au nom de la Convention à tous ces armements; ils prodiguaient l'argent, les avancements, les honneurs; ils faisaient trembler les tièdes et les retardataires. Mais une
marine s*improvise encore moins qu'une armée de terre. Quand les arsenaux sont vides de matériaux et de munitions, quand les bâtiments sont insuffisamment armés et les officiers trop ignorants, les hommes peuvent faire le sacrifice de leur vie et sauver Thonneur, mais non pas battre Tennemi.
De beaux traits de dévouement et de bravoure signalent cette lutte inégale. MuUon, capitaine de la Cléopâtre, qui portait le bonnet phrygien à son grand mât en guise de pavillon, frappé à mort après trois heures d'une attaque furieuse, avale la liste des signaux des côtes de France pour la soustraire au vainqueur (Combat du cap Start, 18 juin 1793). Bompard,qui a reçu le défi de sir Georges Courtenay, le force à fuir et fait célébrer en rhonneur des Français, à New- York, les réjouissances commandées trop tôt pour fêter une victoire anglaise (30 juillet). Tartu, capitaine de VUranie, force la Thames à s'enfuir, lui enlève son pavillon et meurt entre les bras de son fils, âgé de dix ans, qui avait voulu suivre le combat au poste le plus périlleux. La Thames, fortement avariée, tombe sous le feu de la Carmagnole, qui l'emmène à Brest (octobre 1793).
Bataille navale du 1^*^ Juin 1794. — La seule action importante fut la grande bataille de prairial an II. Un convoi de blé et de farine, fort de 200 voiles, formé à Saint-Domingue et aux Etats-Unis, et escorté par le contre-amiral Yan Stabel, traversait TOcéan pour venir ravitailler la France. L*amiral Howe croisait dans le golfe de Gascogne avec 27 vaisseaux, des frégates et autres bâtiments plus petits. Une flotte française de 26 vaisseaux avec quelques frégates sortit de Brest pour assurer rentrée du convoi. Elle était sous les ordres de Villaret-Joyeuse, promu contre-amiral après deux ans seuIeiYient de grade comme capitaine. Le nombre des unités de combat était à peu près le môme. Mais les équipages français, composés de paysans, avaient appris la manœuvre pendant la route; parmi les commandants des 25 navires français, 9 étaient des capitaines au long cours, 14 des lieutenants on enseignes de vaisseaux, deux de simples matelots et pilotes tous récemment promus. La flotte française était donc en tout inférieure i la flotte anglaise. Mais Jeanbon, monté sur le vaisseau amiral la Montagne, avait com-
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muniqué sa flamme à tous ces marins improvisés. La renconlrc eut lieu à Touest (l*Ouessant. Quatre journées furent consacrées aux opérations préliminaires (9-i2 prairial). Le iO prairial, à la suite d'une lutte furieuse de neuf heures, Tavantage resta aux Français : les brouillards épais du lendemain et du surlendemain empêchèrent de reprendre avant le 13 la bataille décisive. Le combat fut soutenu de part et d*autre avec la plus grande valeur; « jamais volcan ne vomit un torrent de feu » comme la Mo)ilag)ie; la moitié de ses officiers, et 300 hommes de son équipage furent tués ou blessés. La flotte française fut |>ercée sur trois points. Villaret-Joyeuse et Jeanbon voulaient quand même continuer Taction; ils eussent dA faire remorquer par nos frégates les navires hors d'état de continuer la résistance. Faute d'avoir commandé celte manœuvre, six de nos vaisseaux tombèrent entre les mains des Anglais. Un septième, le Vengeur, coula bas. Il était commandé par les deux frères François et Cyprien Renaudin, dont les fils servaient comme mousses. Le 10 prairial, le Vengeur avait empêché la ligne française d'être coupée. Le 13, après avoir presque désemparé le Brunswick dans un corps à corps sanglant, il fut subitement assailli par trois navires anglais. 11 avait perdu tous ses mùts; l'eau, qui avait pénétré dans les soutes, arrivait a l'entrepont : • il n'existait pas un seul point de l'avant du Vengeur où l'on pût placer une règle de deux pieds de long sans toucher deux trous de boulets. » Le capitaine Renaudin amena son pavillon; il put, avec 267 hommes de son équipage, se jeter dans un canot anglais. Mais les 2(16 blessés qui restaient furent engloutis avecla coque du Vengeur, au milieu des lamentables appels de secours, auxquels se mêlait encore, comme un dernier défi, le cri de « Vive la République! » Grâce à l'héroïsme de nos marins, la Qotte anglaise dut s'éloigner pour réparer ses avaries, l'accès de Brest était libre : le convoi y entra et la disette fut conjurée. Beaucoup d'autres rencontres partielles, où s'illustrèrent surtout le capitaine Linois, le futur vainqueur d'Algésiras, les lieutenants Bourayne et Magendie, signalèrent la fin de 179i. En 1195, les grands coups furent frappés dans la Méditerranée, par l'amiral Martin. Sur 12 000 hommes qui formaient l'équipage
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(le ses quinze vaisseaux, 7500 environ n*avaient jamais navigué; certains canons de 36 n'avaient que deux hommes, le chef de pièce et le chargeur, qui connussent la manœuvre ! Un premier combat se livra dans le golfe de Gênes. Le Ça ira et le Censeur ^ que le vent avait séparés du gros de la flotte, durent se rendre, mais après avoir épuisé tous les moyens de défense et en causant à Tennemi des pertes énormes. « Les Anglais, dit Jurien de la Gravière, ont bien peu d'actions de guerre dont on puisse comparer rhéroïsme à la noble résistance de ces deux vaisseaux. » (Mars 1795.) Une seconde rencontre eut lieu aux îles d'flyères le i3 juillet 1795, entre les 17 voiles de Tamiral Martin et les 25 navires de Tamiral Hotham. Les héroïques exploits de VAlceste et de YAlcide soulevèrent Tadmiralion des vainqueurs eux-mêmes. Vers le même temps, l'amiral Villaret-Jo yeuse avait subi deux échecs dans les parages de l'ile de Groix. Il avait dû céder après une belle résistance à des forces par trop supérieures. Villaret-Joyeuse offrit au commissaire de la marine, Dalbarade, de remettre le commandement à un plus digne : « Tu sais que j'ai toujours eu la bonne foi de convenir que celte besogne était au-dessus de mes forces. Je servirai avec plaisir en sous-ordre si la République a besoin de mes services, et je te donne bien ma parole d'honneur de prêcher par l'exemple la soumission la plus passive. »
Cependant les Anglais arrivaient à leurs fins, d'achever la conquête des mers. Ils enlevèrent Bastia, avec la flotte qui venait de quitter Toulon; et George III prit le titre de roi de Corse. Ils avaient occupé sans résistance nos cinq villes de l'Inde. La Guadeloupe et la Martinique furent perdues après une lutte inégale mais longtemps indécise. Ils s'emparèrent de Portau-Prince à la faveur de l'horrible guerre civile qui ensanglantait Saint-Domingue depuis la proclamation de la liberté des noirs (décret du 4 février 1794). Nos dernières colonies tombaient entre les mains de nos adversaires; mais leur commerce souffrait beaucoup. Nos braves corsaires leur avaient enlevé plus de 400 bâtiments.
La campagne de 1794 : l'armée du Nord. — Sur terre, le sublime effort de la Convention allait enfin porter
tous ses fruits. La levée en masse, dont les premiers bataillons seulement avaient contribué aux succès de la campagne de 1193, avait fourni 500000 hommes bien armés. Un million de fusils, 7000 canons, douze millions de livres de salpêtre étaient immédiatement disponibles. La France consacrait à la guerre toutes ses ressources, tous ses hommes, toute sa vie. La coalition allait son vieux train, suivant les méthodes surannées, avec le produit régulier de son recrutement et de ses finances. Comment Faction n'aurait-elle pas fini par triompher de Tinertie ?
La campagne de 1794 est, selon le mot de Fox, sans exemple dans les annales du monde. Les plus beaux succès furent Iremportés sur nos frontières du Nord et de TEst. Au début, la situation semblait assez peu favorable. En Belgique, 148 000 Anglais et Autrichiens étaient répartis entre la mer et la Sambre : Clerfayt en Flandre, le duc d*York à Valenciennes, Kaunitz entre Maubeuge et Gharleroy. Cobourg commandait en chef. Il voulait prendre Landrecies et Guise pour marcher ensuite sur Paris. L'armée du Nord et l'armée des Ardennes ne comptaient guère que 130 000 hommes sous le commandement de Pichegru, avec Souham, Moreau, Bonnaud, Desjardins et Charbonnier. Les premières opérations furent malheureuses : les Français furent battus à Troisvilles, et Landrecies tomba aux mains de l'ennemi. Mais Cobourg resta immobile, et la gauche française, sous les ordres de Souham et de Moreau, poussa Clerfayt en avant, le battit à Menin, à Mouscron, à Courtray (avril-mai 1794). La Hollande commençait à trembler. Carnot saisit tout le parti qu'on pouvait tirer de la dispersion et de l'inertie des Austro-Anglais. Il traça avec une remarquable lucidité le plan de la campagne que Pichegru devait exécuter. Il s'agissait de se jeter en masse entre la Lys et l'Escaut. L'ennemi serait coupé en deux; l'armée des Ardennes donnerait la main à celle du Nord en franchissant la Meuse à Charles-sur-S ambre (Charleroy), et l'on marcherait tous ensemble sur Bruxelles. « Tu tâcheras sans cesse, ajoutait Carnot, de tromper l'ennemi sur les projets et de le fatiguer par de fausses marches. »
Bataille de Tourcoing. — C'était le moment où l'Empereur, de concert avec Cobourg et Mack, avait combiné un
plan destiné à couper, par une double marche de Tournay et de Menin sur Lille, les troupes de Souham et de Moreau aventurées trop au nord entre Courlray et Gand. Les difl'érents corps autrichiens et anglais furent donc dirigés de leurs cantonnements respectifs pour converger tous sur Lille le i8 mai. Pichegru, croyant que Cobourg voulait écraser Tarmée des Ardennes, était venu en prendre le commandement. En son absence, Souham dirigea les opérations. Il avait la plus haute taille de Tarmée après le général Alexandre Dumas. Ses soldats se flattaient sous ses ordres d'écraser Pilt et Cobourg comnif* des poires blettes. Il était secondé par le sage et flegmatique Moreaù, par le bouillant Yandamme, Tin trépide Macdonald. Partant des environs de Lille et de Menin, les Français, par d*admirables marches forcées pendant la nuit du 17 au 18 mai, se concentrèrent autour de Tourcoing et battirent en détail les difl'érents corps ennemis, qui n'avaient pu opérer leur jonction. Cette bataille de Tourcoing n*a pas été jugée à sa juste valeur. Pichegru, absent, était jaloux de la gloire de Souham et de Moreau. Saint-Just, qui se prodiguait à Tarmée des Ardennes, eût voulu obtenir de son côté le succès décisif, en opérant le fameux passage de la Sambre pour forcer Feutrée de la Belgique par Charleroy et Mons. Robespierre, dans le Comité, menaçait Carnot de Téchafaud et voulait préparer à Saint-Just les moyens de se distinguer, afin de le substituer à Carnot comme délégué à la guerre. La bataille de Tourcoing eut cependant de très grands résultais. Pichegru, revenu en hâte à la tèle de ses troupes, battit encore Clairfayt à Hooglède et s'pmpara d'Ypres (17 juin).
L'armée de Sambre-et-Meuse : Fleurus. — La bataille de Tourcoing fut la mère de la victoire de Fleurus. Depuis deux mois Tarméc des Ardennes s*épuisait en vains efforts pour franchir la Sambre et percer les lignes autrichiennes. Cinq fois le passage avait été tenté; cinq fois il avait fallu reprendre les cantonnements de la rive droite. Les Français avaient été repoussés à Grandreng, au Péchant, à Marchiennes, à Charleroy; en vain Saint-Just et Lebas, le sabre en main, chargeaient en tête des colonnes, frappant le soldat d admiration el
les chefs de terreur. Il avait fallu reculer. Cependant Cobourg, croyant que désormais le principal efTort des Français était réservé à l'armée du Nord, dégarnit à Texcès les approches de la Sambre. Saint-Just et Carnot, dont toutes les dissensions tombaient quand il s'agissait du salut de la patrie, s'entendirent pour renforcer cette même armée des Ardennes : ils y appelèrent Jourdan, inactif à l'armée de la Moselle, avec 45 000 hommes. Ainsi fut formée la glorieuse armée de Sambre-et-Meuse, qui compta près de iOOOOO hommes et dont Jourdan fut le chef. Il avait pour lieutenants Kléber, Marceau, ce lion de Tarmée française; Ghampionnet, Lefebvre, qui exerçaient déjà un si puissant ascendant sur les troupes; Ney, dont la valeur n*avait pas besoin du long apprentissage des années. « Les soldats n'appartenaient qu'à la France. Ils ne connaissaient pas le pillage. Ils avaient la persévérance, l'audace et cette joyeuse insouciance du danger qui caractérise le Français. Les généraux étaient simples, désintéressés, tout à la patrie. Leur gloire restait pure des crimes de l'intérieur. L'armée de Sambre-et-Meuse fut héroïque entre toutes *. » (M"* de Staël.) * Un sixième passage de la Sambre échoua encore. Mais le septième réussit. Charleroy fut investi et capitula au bout de sept jours. La garnison avait à peine quitté la place qu'on entendait le canon gronder sur les hauteurs de Fleurus. Gobourg venait enfin au secours de Gharleroy, qu'il ne savait pas tombé entre les mains des Français. Une bataille acharnée se livra en avant de cette ville, 70 000 Autrichiens furent engagés pendant dix heures contre 80 000 Français. La gauche et le centre furent d'abord enfoncés. Mais Kléber rétablit le combat à gauche ; Marceau et Lefebvre tinrent à outrance vers la droite
I. ■ Les ofûciers donnaient l'exemple du dévouement : le sac sur le dos, privés de S(>l<Ie, ils prcnaient|>art aux distributions comme les soldats, on leur donnait un iHin |iour toucher un habit ou une paire de bottes. Cependant aucun ne son- ^'eailase plaindre... Dans tous les rangs, le même zèle, le même empressement a aller au delà du devoir... C'est l'époque de ma carrière où j'ai le plus travaillé. IMns les rangs des soldats c'était la même abnégation... Jamais les armées n'ont élé plus obéissantes, ni animées de plus d'ardeur; c'est l'époque des guerres où il y a eu le plus de vertu dans les troupes. » (Soull.) - Nulle avidité, ajoute M. Sorel, nul mépris des faibles, des pauvres, des désarmés; mais le sentiment expansif de la délivrance qu'on i>orte avec soi. Ces armées semblaient se lever dans l'aurore d'un beau jour. -
en avant de Fleurus. Jourdan put faire donner ses réserves et infliger un échec définitif. Pendant toute l'action, un ballon captif, élevé au-dessus du champ de bataille, avait signalé aux Français les mouvements de Tennemi. On se battit par un soleil brûlant de juin, au milieu de véritables incendies, les moissons ayant pris feu. Les Français se signalèrent par leur magnanimité à Tégard des prisonniers tombés entre leurs mains et même des émigrés (25 juin). Cette bataille, digne d'une épopée des anciens âges, fut féconde en grands résultats. Les quatre places françaises encore occupées par l'ennemi, Landrecies, Le Quesnoy, Valenciennes et Condé, furent investies et recouvrées au bout de peu de temps. Pichegru s'avança par Bruges et Gand sur Bruxelles et y retrouva Jourdan venu de Mons (10 juillet). Les Anglais ne songeaient plus qu'à couvrir la Hollande, et les Autrichiens qu'à se rapprocher du Rhin. Jourdan les poussa devant lui à Louvain et à Liège, tandis que Pichegru entrait à Matines et à Anvers. Les villes que Louis XIV et Yauban mettaient des mois à conquérir étaient enlevées au pas de course. Toute la Belgique était conquise.
Conséquences de la chute de Robespierre. — La victoire de Fleurus était le grand succès cherché par Robespierre, enflé outre mesure par tous ses séides pour lui permettre d'abattre Carnot et de mettre à sa place Saint-Just. Le résultat fut tout opposé. En démontrant que l'invasion se briserait désormais contre la ferme volonté de la France de se sauver elle-même, les batailles de Tourcoing et de Fleurus prouvaient que la Terreur était inutile. La conséquence immédiate fut donc la chute de Robespierre au 9 thermidor et bientôt la fin de la Terreur.
Les diplomates du Comité de salut public. — Le Comité de salut public ne cessa pas de gouverner la France et de diriger en particulier toutes les opérations militaires et diplotiques. On a vu sa réorganisation après le 9 thermidor *. Peu à peu les hommes d'action, comme Carnot, Prieur de la Marne, Cochon, Briard, Delmas y laissèrent la place prépondérante à des hom-