Voir ci-dessus, t. VU, p
Franconville, ce dernier au profit d'un seigneur qui l'exigeait au double à certaines époques et quoiqu'il eût été déchargé par l'Etat de l'entretien de la route.
La carte de la Lorraine et des Trois- Évêchés offrait un « mélange nuisible au commerce et à l'agriculture, contraire à la confection des routes et des canaux... Les entraves environnant chaque ville, chaque village, ne permettaient pas aux habitants de Toul de sortir de chez, eux sans rencontrer à chaque pas des gardes et des bureaux, de manière que les Lorrains, les Evèchois, les Champenois, les Barrisiens, les Alsaciens, ne pouvaient se communiquer et que le commerce languissait par la crainte des plë^çs, des acquits et des confiscations ». La Franche -Comté, province « réputée étrangère », se voyait complètement isolée de tout ce qui l'entourait, même de l'Alsace, « province à l'instar de l'étranger effectif ».
Une énumération très incomplète des poids et mesures exigerait une liste interminable. Ils variaient à chaque relai de poste. On s'étonnait de la « biga£rure singulière qui existait entre des cantons d'un même bailliage ». La Société royale d'agriculture a signalé en 1790 « des différences considérables dans la même ville, dans le même bourg, dans le même village ». Dans les paroisses relevant de Montdidier le journal variait de 758 à 1287 toises carrées; la verge ^ de 20 à 25 pieds; le pied^ de 10 pouces 4 lignes à 12 pouces.
La peur de la famine paralysait le commerce des blés; ni les villes ni les campagnes ne souffraient qu'ils circulassent librement, et leur résistance contribuait à entretenir la disgtte qu'elle avait pour but d'écarter.
Le récent traité avec l'Angleterre * portait-il un sérieux préjudice à l'industrie française? Arthur Young s'est appliqué à démontrer que la balance des comptes était moins favorable à son pays que ne le soutenait la Chambre de commerce de Normandie; mais peu de personnes pensaient comme lui, et l'opinion générale exigeait une prompte revision de ce traité.