‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 5 sur 166 · Voir ci-dessus, t. VII, p · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, t. VII, p

Travaux publics. -^ La magnificence des travaux publics frappa Arlbur Young quand il parcourut le royaume en 1788 et 1789. C*est, avec Tart dramatique et la beauté des paysages, à peu près tout ce qu'il a franchement admiré en France. A la vue de Tœuvre qui s^achevait devant Cherboui-g, il rendit hommage au grand peuple qui avait su trouver des génies assez audacieux pour concevoir une telle entreprise et des ingénieurs capables de Texécuter. La plupart des routes sur lesquelles il a voyagé étaient tracées avec un art surprenant et entretenues avec un luxe souvent excessif; dans le Midi, en Languedoc surtout, elles Font émerveillé. Il en a toutefois rencontré quelquesunes qui laissaient beaucoup à désirer : celle d*Aix à Marseille était dans un abandon déplorable. S'il avait passé partout et par des saisons moins favorables, il aurait rencontré bien d'autres occasions de se < scandaliser d. Les cahiers de Paris exiramuros signalent les places où, en hiver, des ornières rendaient complètement impraticable la grande route de Troyes, une des plus importantes du royaume, puisqu'elle servait au transport des blés de la Brie dans la capitale; le pont de Gorbeil tombait en ruines. Les chemins d'utilité plus restreinte étaient en général très mal ou point du tout entretenus; le clergé du Charolais s'en plaignait comme le clergé de Coutances, la noblesse d'Agen comme le Tiers de Domfront. A quoi nous sert une grande route magnifique où nous ne pouvons arriver que par des voies inextricables? Cette question li'est pas faite seulement par de petites communautés isolées au fond de la Bourgogne ; des villes comme Vézelay parlent dé môme.

Armée, marine, colonies. — L'armée comprenait environ 160000 hommes de troupes régulières ' et 60 000 miliciens. Les procédés par lesquels elle était levée n'avaient changé en rien '.

Les récentes ordonnances concernant les grades supérieurs arrachaient à la Noblesse des gémissements (le mot est d'elle) : « Depuis le ministère de M. de Saint-Germain, l'état militaire devient, par les dispositions des ordonnances émanées du Gon-

1. Un peu plus de 120 000 hommes pour l'infanlerie, un peu plus de 30 000 pour là cavalerie.

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