‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 70 sur 166 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

De 1789 à 1799.

L'agriculture. — Les deux grands faits de la période révolutionnaire, dans le domaine de Téconomie rurale, sont Taugmentation du nombre des petits propriétaires et TaiTran* chissement du sol.

La petite propriété rurale ne date pas, en France, de la Révolution. Boisguillebert, l'abbé de Saint-Pierre, Quesnay, Turgot, Necker, Arthur Young en ont constaté Texistence. Pour les uns ce doit être « la source de maux effroyables ». « La France est arrivée, écrit Arthur Young, à la limite où la terre ne saurait nourrir plus de monde », elle « se prépare la plus horrible détresse qui se puisse imaginer ». D autres, et Young lui-même, en divers passages, attribuent au morcellement la prospérité de certaines provinces. Ces doléances et ces apologies ne permettent pas de douter que les petits domaines fussent déjà nombreux. Quelle superficie représentaient-ils? Arthur Young l'évalue au tiers. M. de Foville pense que cette proportion est exagérée; le sixième, proposé par M. Dujonc, lui semble un minimum. Il estime que « Ton ne peut évaluer à moins de quatre millions le nombre de ceux qui, vers la fin de Tancien régime, avaient à eux, soit à la ville, soit aux champs, un morceau du sol français » *.

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