I. Voir ci-dessiis. t. Vil, p. 839 et
les Sociétés des missions chez les païens. Il obtiendra, grâce à Wilberforce, la suppression de la traite des noirs. Il obtient aussi, grâce aux vertus personnelles de George III et grâce à la parcimonie que les caricatures lui reprochent, une cour décente, qui ne boit pas et ne joue pas. On n*en boit, on n*en joue que plus dans le monde du prince de Galles et de Fox. Cette société surtout sert de point de mire à. un violent caricaturiste, Gillray, qui va mettre son redoutable crayon au service du torysmc belliqueux.
///. — Pendant la guerre (i^S^-ijgg).
Discours de Pitt et de Fox. — L'illusion de Le Brun et de Danton était grande, lorsqu'en janvier 1793 ils se représentaient encore Topinion anglaise renversant Pitt et faisant alliance avec la France. La mort de Louis XVI mit en deuil non seulement George III mais presque tous ses sujets, et les agents français n*osaient se montrer dans les rues. La lutte parlementaire au sujet de la guerre que le renvoi de Chauvelin d'une part, les décrets de la Convention de Taulre, rendaient inévitable, ou plutôt avaient déjà commencée, éclata le 1®' février * entre les deux partis devenus fort inégaux. Les deux chefs donnèrent à outrance. Pitt exprima d'abord Timmense douleur que lui causait, comme à toute TAnglelerre, l'attentat parisien. Il fit un tableau des excès où entraînaient les principes républicains, en regard des bienfaits que la monarchie libérale étendait sur tous les hommes. Il flétrit l'esprit de conquête, c'est-à-dire l'occupation française des Pays-Bas, la seule cause irréductible du conflit, et l'esprit de propagande par la révolte. II établit ainsi que la société anglaise défendait son existence, et que la -guerre, s'il fallait s'y résigner, valait encore mieux que l'anarchie intérieure et la perte de l'honneur national. Fox accorda au ministre et à l'opinion publique soulevée une con-