‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos jours (volume 5)Chapitre 120 sur 176 · IX. — L'armée du Nord · texte numérisé non relu

IX. — L'armée du Nord

La lutte s'était organisée en I^ormandie et dans le Xord comme sur la Saône et la Loire.

En Normandie où un corps allemand, commandé par le comte de Lippe, occupait Gisors et Gournay, une petite armée se réunissait sous les ordres du général Briand. Elle faisait des reconnaissances, repoussait le 28 octobre à Formerie un détachement du comte de Lippe et surprenait à la fin de novembre un autre détachement dans le bourg d'Etrépagny.

L*effbrt était plus sérieux dan's le Nord, où les places fortes renfermaient un considérable matériel de guerre et où se rendaient la plupart des prisonniers évadés de Sedan et de Metz. Le commissaire du gouvernement Testelin, aidé du général Farre et du lieutenant-colonel Villenoisy, y formait un 22* corps qui comptait quatre brigades et sept batteries d'artillerie.

Mais bientôt les Allemands s'ébranlèrent. Ils firent d'abord deux pointes sur Saint-Quentin. Une première fois, le 8 octobre, ils n'étaient qu*en petit nombre — trois escadrons de dragons et une compagnie et demie de landwehr — et ils reculèrent devant une barricade dressée dans le faubourg et sous la fusillade des gardes nationaux et des francs-tireurs animés |)ar le préfet de TAisne, Anatole de la Forge. La seconde fois, le 21 octobre, ils parurent en forces : trois bataillons de landwehr et une batterie soutenaient les dragons, et la ville fut frappée d'une contribution.

Villers-Bretonneux. — Après la prise de Metz, une armée composée de deux corps, le P' elle VHP, marcha, sous les ordres de ManteufTel, sur Amiens, qui donnait aux Allemands le passage de la Somme et une tète de chemin de fer sur Rouen. Le 27 novembre, elle battit rarmée française que le général Farre avait établie à Villers-Bretonneux, entre la Somme et TAvre, pour protéger Amiens et Corbîe tout ensemble. Le lendemain, elle entrait dans Amiens. La ville avait une citadelle commandée

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