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LES PREMIERS EMPEREURS DE LA MAISON DE FRANGONIE

le Christ comme héritier, et, en 1007, malgré lopposition de l'évèque de Wurtzbourg, il obtient d'un synode la création de Tévêché de Bamberg, qu'il dote richement; mais s'il a choisi Bamberg, c'est « afin de détruire le paganisme des Slaves », et la culture allemande se répand bientôt avec plus de force dans ces régions. « Vicaire de Dieu », ainsi qu'il le dit lui-même, il supprime à son profit les élections épiscopales et accorde les évèchés à qui lui paraît capable de servir ses intérêts. C'est avec la même énergie qu'il poursuit la réforme monastique dans les couvents, où la discipline s'est singulièrement relâchée. Les monastères les plus riches et les plus puissants, Hersfeld, Reichenau, Fulde, Corvei en Saxe, Memleben doivent se soumettre : Henri abat les résistances en changeant les abbés, en confisquant partiellement les biens des couvents, que parfois il donne à des laïques. Pour cette tâche, son auxiliaire le plus actif est Godhard, abbé d'Altaïchen Bavière, qu'il place à Hersfeld. Pendant ce temps, en Lorraine, la réforme clunisienne s'étend, favorisée par les évêques de Verdun, de Cambrai, de Liège; grâce au comte Frédéric de Verdun, qui s'est fait moine, le couvent de Saint-Vannes, à Verdun, en devient le centre dans cette région; un de ses amis, Poppo, reçut de Henri H les grands monastères de Stavelot et de Saint-Maximin de Trêves. Quant à la légende d'après laquelle l'empereur, découragé du siècle, aurait voulu se faire moine, elle peut inspirer quelques doutes.

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