Du héros ou dieu Ogma ou Ogmé
2. L'Ecosse actuelle, dont le nom vient des Scot$, immigrés d'Irlande.
chure de la Tyne (119), l'autre par Sévère, de rembouchure de la Clyde au Firth of Forth (208).
Au delà de ces murs, les Gaëls au corps peint {Pictiy les Pietés) maintinrent leur sauvage indépendance; en deçà, le pays fut administré à la mode romaine.
Des routes traversèrent les forêts et les marécages, des villes s'élevèrent, des colonies de citoyens romains furent fondées. Le sol fut occupé par de riches propriétaires qui le firent exploiter par le système du colonat ou fermage servile usité dans TEmpire romain. Les querelles de tribu à tribu cessèrent, et Tordre matériel fut maintenu. Néanmoins cette occupation resta superficielle : la langue celtique ne disparut pas devant l'usage du latin; il n'y eut pas de fusion intime entre les deux races. .La Bretagne n'était rattachée à l'Empire que par un lien administratif assez lâche ; c'était moins une province qu'un pays de protectorat. Les Romains l'abandonnèrent après les premiers revers que leur fit subir l'invasion germanique, et les Bretons les virent partir sans regret *.
//• — Période anglo-saxonne.
Les invasions germaniques. — Les invasions germaniques dans l'île de Bretagne commencèrent au W sièle. Des bandes de Saxons s'y établirent en 365; elles n'en furent chassées que trois ans plus tard, par le père du grand Théodose. En 381, les légions de Bretagne proclamèrent empereur Maxime, gouverneur de la province, et l'entraînèrent en Italie contre Valentinien IL Sur leurs talons, les Scols d'Irlande et les Picles de Calédonie envahirent et ravagèrent le plat pays; Stilicon les refoula dans leurs montagnes (400) ; mais l'invasion de la Gaule par d'autres Barbares le força bientôt de rappeler ses légions sur le continent. Elles ne devaient plus jamais reparaître dans la grande île. Le pays, livré à lui-môme, retomba dans l'anarchie
1. Sur les divisions de la Bretagne romaine, voir ci-dessus, p. 38-39.
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d*oii les Romains l'avaient tiré i grand'peine. Il offrit une proie plus facile aux pillards du nord. Leurs rarages s'étendirent jusqu'à la Tamise. Un roi des Bretons du sud, en € usurfmteur », Yoriigem, appela contre eux des auxiliaires saxons. Ceux-ci, conduits par Hengist, abordèrent dans Tile de Tanet V Quoique peu nombreux, ils aidèrent à repousser les envahisseurs calédoniens; puis, séduits sans doute par la richesse d*ane contrée fertile et civilisée, ils prétendirent y -rester, Ott lefiir coupa les vivres. Alors ils se révoltèrent. Ainsi, croil^m, commença, au temps où régnait l'empereur Mareien (490-455), une lutte qui se termina au bout d'un siècle par l'élaMis^ sèment déflnitif des tribus germaniques sur le Kttorat roaritime de la Bretagne.
Ces tribus af^rtenaient à trois peu{des principaux : les Jute$9 dont le Doin 8*est perpétué dans le JuAland actuel, les Angles^ qui paraissent avoir émigré en masse, et les Saxons, rameau détaché de la grande fanûUe demeurée sur le eonlinent. Elles avaient gardé les institutions et les mœurs belliqueuses (le la pure Germanie. Elles rencontrèrent une résistance acharnée. D'ailleurs le détail de l'invasion ne saurait être donné avec certitude, tant les souvenirs écrits que nous en avons sont obscurs ou imprégnés de légendes. Les récits d'origine bretonne vantent les exploits d'Ambrosius Aurelius, chef romain, dont les parents avaient été massacrés par les envahisseurs, et qui résista victorieusement aux Saxons; ils parlent d'une grande défaite que les Bretons de l'ouest, ou Gallois, infligèrent aux Barbares à Mont-Badon (près de Bath?) et qui assura la tranquillité du pays durant une génération. Les récits d'origine saxonne ignorent ces revers; ils enregistrent au contraire les succès remportés par Ilengist et son frère Horsa (45S413), par Aella et ses trois fils (471-491), par Cerdic et son fils Cymrie, fondateurs du royaume de Wcssex (519-327); enfin par Port et ses deux fils, qui s'établirent à Porlsmouth. Plus tard, vers le X** siècle, la légende vint embellir et fausser cette histoire déjà peu sûre : elle raconta toute une vie de Vortigern, le