‹ Histoiree générale du IVe siècle à nos joursChapitre 37 sur 180 · Voir, ci-dessus, le chapitre ii · texte numérisé non relu

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lique, toute-puissante en Italie. Ils étaient perdus avant même qu'aucune guerre fût engagée.

Après la mort de Théodoric (30 août 526), Amalasunthe, sa fille, chargée de la régence, chercha à s'entendre avec Justinien. Dans la guerre vandaliquo, elle permit aux troupes impériales de se ravitailler en Sicile. Mais contre cette princesse intelligente, instruite, de culture romaine, se forma une réaction ariano-gothique. Théodat, cousin d'Amalasunthe, qu'elle avait associé à la royauté, s'appuya sur ce parti pour la supprimer (535). Justinien intervint comme vengeur d'Amalasunthe. Bélisaire, accueilli en Sicile comme un libérateur (déjà la Sardaigne et la Corse avaient fait retour à l'Empire), prend par ruse Naples (fin de 536). Les Goths, qui accusent Théodat de trahison, le remplacent par un vaillant guerrier, Vitigès. Cependant, le 9 décembre, Bélisaire entrait à Rome. Vitigès fit appel aux Francs *, leur abandonnant la Provence. Pendant un an, à partir de mars 537, il essaya vainement d'enlever Rome. Malheureusement pour Bélisaire, les généraux qu'il dirigeait obéissaient mal. La cour lui opposait l'eunuque Narsès, intelligent, courageux, mais intrigant. Les Goths reprirent Milan, le roi franc Théodeberl franchissait les Alpes sous prétexte de les secourir (538). Obligé de lutter contre les Perses, que Vitigès avait eu l'habileté de pousser à une nouvelle guerre, Justinien songea à traiter avec le roi ^oth, alors assiégé dans Ravenne, et à lui laisser la région transpadane. Bélisaire écarta ce projet. Les Goths lui avaient secrètement proposé de le proclamer roi et de l'opposer à Justinien. Il fit semblant d'accepter, et, par cette perfidie, s'empara de Ravenne. Vitîgès prisonnier figura à la rentrée triomphale de Bélisaire à Constantinople, au commencement de 5i0.

Les Goths toutefois luttèrent encore. En 542, Totila battait l'armée impériale; en 543, il reprenait Naples; en 546, il rentrait à Rome. Bélisaire, de nouveau envoyé contre lui, manquait de troupes, de ressources. En 549, il quittait l'Italie. Maître, semblait-il, de la péninsule, Totila reconquérait la

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