Voir ci-dessus, p
348 L EMPIRE DE GHARLEMAGNE
Service militaire. — A Torigine, il y avait, pour tout propriétaire, une sorte d^obligation de service militaire. Au temps de Charlcmiagne, Tobligation repose sur la liberté et sur la propriété. La liberté seule ne suffît pas; parmi les libres, Charlemagne distingue ceux qui doivent faire campagne *. D'un autre côté, le lite, le serf n*avaient que des devoirs irréguliers, dans des circonstances exceptionnelles, le long des côles, en Saxe, où la condition des lites est supérieure. On verra d'ailleurs que les non libres figuraient à Tarmée dans la suite do leur seigneur. C'est que le soldat s'équipait et s'entretenait luimême, sans autre compensation que le butin de guerre et los réquisitions. L'habitant doit seulement : feu, eau, fourrap^e. bois; le guerrier ne peut requérir logement ni nourriture. On emportait des vivres pour trois mois, des armes et des vêtements pour six. Il devait, sur ce dernier point, y avoir des accommodements, car le service (en Saxe et en Italie, par exemple) durait souvent plus d'un an.
Le capituiaire de 813 règle l'armement : lance et bouclier, ou bien l'arc avec deux cordes et dix flèches. Le bâton n'était pas admis. Au cavalier, on donnait lance, bouclier, épée ou poignard, arc et flèches; casque et cuirasse (galeœ, loricœ) aux hommes que les comtes, évêques ou abbés préparent aux levées, à moins qu'il ne s'agisse des comtes et évêques euxmêmes. Le propriétaire de douze manses " doit avoir la cuirasse (Wunea). Il semble que le nombre des soldats lourdement armés . dût être considérable.
Tout ce qu'on sait par les sources sur les combats du temps (et il est vrai qu'on en sait peu de chose), permet de dire qu'il y avait dans cette armée un grand nombre de cavaliers.
On était convoqué par le ban royal {hoslis bannitus). Le roi détermine le lieu ou les lieux de réunion. Des messager^ portent la nouvelle. Tous doivent être prêts à partir de suite. Le comte surveille l'opération dans son ensemble.
On pense bien cju'un tel service militaire a été une lourde