LA BARONNE, FRANGINE
LA BARONNE, impatientée.
Eh bien ! encore vous!... J'ai dit que je sonnerais.
FRÀNCINE.
Dame! ce n*est pas ma faute. C'est monsieur le comte de Surviile. . .
LA BARONNE, l interrompant.
Qui m'envoie une carte?
FRANCINE
Qui vient lui-même demander si madame la baronne d'Éricourt peut le recevoir,
LA RARONNE.
D'Éricourt? Il n'a pas dit de Langeais?
FRANGINE
Madame nest connue dan^ le pays que sous le nom de ses terres.
LA BARONNE, à elle-même.
D'ÉricourtI nom que j'ai pris à la place du mien
pour me faire oublier de ce monde qui me fatiguait...
Mais lui... il devrait bien savoir que je suis veuve du
baron Langeais.. . Décidément il ne m'a pas reconnue.
FRANGINE, à part.
Madame est agitie ce matin ; elle a le cœur à l'orage comme le ciel I ... (A /a baronne,) Je vais taire entrer.
LA BARONNE
Non! (A part,) Pourtant... il ne me reconnaît pas. La situation est belle pour moi... Vous serez fort heureux, monsieur de Survilie , si je me contente de m' égayer à vos dépens.
FRANGINE
Alors je vais dire que madame ne reçoit pas.
LA BARONNE
Si... Faites entrer M. le comte dans ce salon... priez-le d'attendre, et venez m'enlever ce négligé du matin. ,