‹ Histoires d'autrefoisChapitre 20 sur 37 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les Mêmes, LE COLONEL DE BEAULIEU.

Ernest, courant à lui. — Enfin !

Le Colonel. — Bonjour, mon ami.

Ernest, présentant madame de Lévalle. — Ma sœur, madame de Lévalle.

Le Colonel. — Madame...

Madame de Lévalle et lui se saluent ; puis, en levant les yeux l'un sur l'autre, ils s'écrient :

Madame de Lévalle. — Dieu!

Le Colonel. — Ciel !

Madame de Lévalle, à part, en s'écartant. — C'est lui ! Le Colonel, à part, en s'éloignant. — C'est elle !

Ernest, étonné. — Qu'est-ce donc? (Au colonel.) Estce que tu aurais déjà rencontré ma sœur dans le monde ?

Le Colonel, d'un ton contraint. — Je... le crois...

Ernest, à madame de Lévalle. — Comment, tu avais vu le colonel ?

Madame de Lévalle. — II... me semble...

Ernest, joyeusement. — Mais c'est un coup du ciel, alors ; la connaissance est toute faite.

Le COLONEL, bas à Ernest, en lui serrant la main. — Mon cher ami, il faut que je reparte.

Ernest. — Hein ! qu'est-ce qu'il dit?

Madame de Lévalle, bas à Ernest. — Si le colonel reste ici, je retourne à Paris.

Ernest. — Comment! mais que signifie? (A part.) Ah çà ! mais il faut qu'ils m'expliquent... (Haut.) Gustave, écoute-moi.

Le Colonel. — Pardon, mon ami, je suis, je crois, chez madame Renneterre ; je voudrais la saluer.

Madame de Lévalle, vivement. — La voilà dans le parc, monsieur. Par cette porte vous pouvez la rejoindre.

(Elle montre la porte à gauche.)

Le Colonel. — Mille grâces.

(Il fait un salut cérémonieux à madame de Lévalle, qui y répond

de même.)

Ernest. — Mais non, permets, Gustave...

Le Colonel, lui donnant la main/ — Adieu, mon ami.

(11 sort.)

Madame de Lévalle. — Nous en voilà débarrassés.

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