‹ Histoires d'hiverChapitre 4 sur 5 · Enriron 03 à 7i fraocs · texte numérisé non relu

Enriron 03 à 7i fraocs

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rAcadémie, sans relations dans cette ville, nous ne pouvions chercher le seul travail qui nous convienne, des leçons particulières. G*est à grand'peine et à des prix dérisoires que nous en avons trouvé quelques-unes. Partout la place est prise par les étudiants; ils sont des centaines, aussi pauvres que nous, à l'affût de chaque demande de leçons; ils vont partout, se remuent, et nous n'avons pas les mêmes facilités. Souvent nous ne possédions pas les petites avances nécessaires pour faire insérer nos offres de service dans les journaux. Enfin notre qualité d'étudiantes en médecine épouvantait les familles; le préjugé est si'fort contre nous que plusieurs de mes camarades se sont tu retirer les leçons qu'elles donnaient en ville, avant leur entrée à l'Académie.

» Cette crainte que nous inspirons nous rend tout difficile. Dans beaucoup de maisons, on répugne à nous loger, quand nous

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exhibons* le terrible permis de séjour, avec la mention : « Assistante aux cours de médecine, » qui semble un avertissement officiel d'avoir à se méfier de nous. Nous sommes groupées dans quelcpies misérables chambres du faubourg, autour de TAcademie. Au début, j'occupais une de ces chambres de moitié avec une camarade; pour huit roubles par mois, nous avions six mètres carrés, un lit, une table, une chaise. Il y avait dans la cour une cuisine commune, qui nous fournissait des dîners à vingt-cinq kopeks^; tous les deux jours, nous prenions un de ces dîners pour nous deux ; les restes nous suffisaient le lendemain.

» Gomme c'était encore trop luxueux pour nos moyens, nous nous sommes adressées par la suite au fourneau de charité, installé près de l'école pour les étudiants; là, la soupe

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