‹ Histoires des commencements de la république aux Pays-Bas, 1581-1625;Chapitre 50 sur 71 · Uytenb · texte numérisé non relu

Uytenb

ces pures d'une orthodoxie rigide, si Ton ne ranimait dans la génération nouvelle la foi des temps anciens, c'en était fait de la république. Sauver la religion, c'était sauver l'État. Et le zèle du comte de Nassau rencontrait un puissant auxiliaire dans le ressentiment personnel de deux ennemis acharnés d*01denBarneveldt, dont l'action persistante et calculée circonvenait et devait finir par tourner à ses fins l'esprit emporté, mais irrésolu, du stadhouder.

François Aerssen, qui prit une part principale dans les événements qui vont suivre, s'était insinué trèsavant dans les bonnes grâces du prince d'Orange. C'était un homme « capable et hardi, ardent et persuasif, d'une nature ingénieusement maligne, dit du Maurier, qui n'aspirait qu'à des nouveautés pour s'agrandir 4. » Ainsi que Maurice lui-même, il devait les commencements de sa fortune à Barneveldt, qui l'avait fait envoyer vers Henri IV, auprès duquel il demeura durant les négociations de la trêve. Dès cette époque, néanmoins, Aerssen travailla en sens contraire de la politique de l'avocat; et pendant les quinze années qu'il résida à la cour de France, où le premier il porta le titre d'ambassadeur et prit rang immédiatement après l'ambassadeur de la République de Venise, il ne cessa de favoriser les intérêts du stadhouder. Ses étroites liaisons, sous la minorité, avec le duc.de Bouillon, beaufrère du prince d'Orange, indisposèrent la régente, qui

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