Rés. St.-GeD., 20 décembre
qu'en France. A la première nouvelle du coup qui frappait Olden Barneveldt, MM. du Maurier et Boissise reçurent rinjonction de parler en sa faveur et d'offrir la médiation du roi aux Etats-Généraux et au stadhouder.^ M. de Boissise, qui avait été envoyé extraordinairement aux Etats pour porter plainte d'un libelle diffamatoire publié par Aerssen à La Haye, en était reparti mal satisfait, n'ayant rien obtenu, et il avait en signe de mécontentement refusé le présent d'usage. Sur l'ordre du roi, qui lui parvient à Anvers, il rebrousse chemin, et s étant rendu avec du Maurier dans l'assemblée, il y expose, dans un discours d'une véritable éloquence, la singulière affection que le roi portait aux Etats, et leur offre ses bons offices pour procurer la paix dans la République ^. Mais il ne rencontre pas dans les esprits des dispositions plus conciliantes. Les temps étaient changés. Henri IV n'était plus. Le nouveau roi, en butte aux discordes civiles , n'inspirait point de crainte. Le vent des passions nationales soufflait à cette heure contre la France. On répondit, sans trop de respect, par un refus aux offres amicales de l'envoyé français. Les affaires de la République, lui dit-on, n'allaient pas aussi mal qu'on le voulait persuader au roi. Les discordes survenues avaient été promptement pacifiées par la sagesse du prince d'Orange, et les troubles de TEglise allaient finir au sein du synode