‹ Histoires des commencements de la république aux Pays-Bas, 1581-1625;Chapitre 65 sur 71 · RiCBELiEtT, Mémoires. ^ Garletox · texte numérisé non relu

RiCBELiEtT, Mémoires. ^ Garletox

2. « Le mari et le père des suppliants, interrogé s*il désire que qaelqnes-uns des suppliants viennent vers loi, a réponda qu'il ne le trouvait pas bon. » Waar. Hist.

m HISTOIRE DES COMMENCEMENTS

Guillaume Ludovic, qui avait à l'origine tourné contre Favocat toute son influence, en usait maintenant avec Je plus grand zèle pour tâcher de le sauver. Il exhortait Maurice à ne pas pousser à bout le parti municipal; il rengageait à se défier des conseils des politiques anglais, qui connaissaient mal l'état du pays ; à ne pas laisser condamner Barneveldt, à moins que son crime ne fut aussi clair que le jour^ . Toute l'Europe avait les yeux sur le prince d'Orange, disait le stadhouder de Frise; par la modération, par la générosité, il se couvrirait de gloire. Mais Aerssen et Carleton s'étaient emparés totalement de l'esprit de Maurice. Quelques soulèvements en faveur des Remontrants à Hoorn, à Alkmaar, à Leyde, disposèrent lés juges à la rigueur. La fierté avec laquelle la famille d'Olden Barneveldt se refusait à demander sa grâce fit le reste ^. c L'État exige un exemple » dit le plus intègre, et le plus considéré entre les juges, Junius, qui se rendit le dernier à l'avis de la majorité; et la sentence capitale fut prononcée à l'unanimité des voix.

La lecture de la sentence fut longue. Il y était dit que l'avocat de Hollande était jugé criminel de lèsemajesté pour avoir, c par ses machinations et conspirations, non-seulement tâché de plonger la ville d'U-

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