Van der Kemp, t. IV
3. On lui demandait on jour quel était le premier capitaine de son temps : « Spinola est le second» » dit-il. (Gerisieb, Tableau de Ihii* toifû générale dee Provinces- CTtue^,]
tristesse et la maladie envahirent sa constitution robuste. Il ne renouvela pas sa gloire envieillie^ . 11 mourut, atteint dans l'orgueil de sa maison par la prise de Bréda, inquiet pour la perpétuité de sa race ^, assombri parle déclin rapide de sa popularité et sans avoir conquis dans la postérité la place qu'il s'y était marquée par sa noble devise^. Moins heureux que le Taciturne, bien qu'il ait échappé au poignard des assassins et qu'il emporte en mourant les bénédictions de l'Église, qui lui promet auprès de Jésus-Christ la gloire céleste *, malgré le retentissement de ses armes, ses hautes capacités, son patriotisme, Maurice deNassau n'égale point son père, dont il n'a pas hérité la bonté héroïque. Rude, railleur, cynique en ses mœurs et en son esprit, le fils d'Anne de Saxe ne connut jamais cette douceur, cette générosité d'àme qui valurent à Guillaume d'Orange le surnom de père du peuple. C'est en vain que le génie de la guerre proclame les talents du capitaine; c'est en vain que la religion et la raison