‹ Histoires et contes de la grand'mèreChapitre 15 sur 25 · LE NON · texte numérisé non relu

LE NON

Elle qui, un jour, avait envié à sa mère un tel lils, trouva la démarche toute simple, et accepta. N’en eût-elle pas fait autant, si Dieu l’avait faite riche ? Et il advint que, par un don d’en haut ou par une de ces métamorphoses qu’amène le bonheur, mademoiselle Sujette se révéla tout à coup jeune et jolie. Ses lunettes bleues nous avaient longtemps caché des yeux doux et charmants, et ses soins maternels nous avaient fait illusion sur son âge.

Lors de la signature du contrat, la veille des noces, auxquelles nous fûmes tous conviés, le chevalier Greenhorn, qui devait être plus tard baronnet, s’il vous plaît, distribua des présents à chacun, en souvenir de ce jour mémorable ; et aussi, ajouta-t-il en riant, un peu en mémoire de ce pauvre Cornichon, dit Cucarmis, qui espère avoir payé son tribut pour tous les maîtres d’études présents et à venir, et qui vous demande, au nom de l’amitié que vous lui témoignez aujourd’hui, d’assurer à vos contemporains et à la génération qui vous suivra qu’un pion estun homme, etpeut avoir droit à l’estime et même au respect de ses élèves.

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