‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 100 sur 380 · LIVRE 11. CHàPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE 11. CHàPITRE IV

<M>miiiencèrent à tirer les soieries de Gonstanti* Bople ; mais , comme le fait observer Voltaire , <e ne fut qu^environ quatre cents ans après cet empereur, que les princes normands établirent à Païenne une manufacture de soie (1).

Monnaie. — Sous les rois de la première race ^ îl y avait des hôtels des monnaies dans les principales villes du royaume : ils étaient étaUis sous Tautorité des ducs et des comtes de ces villes , et soumis en outre à l'inspection de l'intendant et des généraux maîtres de ces mcmnaies. « La » surveillance de ces officiers n'ayant pu empê- » cher l'altération des espèces y Charlemagne , » dit le manuel monétaire (2) y pour arrêter "le désordre que causait le faux monnayage ^ » supprima tous les hôtels des monnaies , et » ordonna qu'on n'en frapperait plus que dans ^ son palais. Cette restriction cependant ne » passa pas la durée de son règne ; on rétablit >> bientôt après lui les ateliers monétaires. »

Nous ne croyons pas pouvoir appliquer cette observation au régime monétaire de la Lombar- ^ie; on se rappelle que le droit de battre monïïaie fut reconnu à Grimoald , duc de Bénévent,

(^) Voltaire, Hùt. génèr., chap. xv.

(2) Par Bonnet, 1810 , page 11.

par Gbarlemagne y quand il l'investit du duché laissé vacant par la mort d'Aréehis , son père.

Les villes d'Italie ayante vers la fin du viii« siècle et dans le cours du ix% le droit de battre monnaie , d'après Giulini , Muratori et d'autres. historiehS) étaient : Rome^ Pavie, Milan, Lucca^ pour la Toscane, Trétnse, pour le Frioul, Béné-^ ifentj Venise et Naples (!)•

On lit encore dans l'ouvrage déjà cité (2), que les pièces de monnaie n'étaient pas, sous la deuxième race , frappées à l'effigie des princes régnans. Il pouvait, exister d'autres empreintes sur certaines monnaies , mais nous ne pouvons admettre cette observation dans un sens trop absolu, et nous nous bornerons à rappeler qu'une des conditions imposées par Gbarlemagne à Gri-< moald, fut que le jeune prince ne frapperait sa monnaie qu'à l'effigie du vainqueur de Desiderio.

Il est reconnu par tous les économistes (3) et

(1) Muratori, Ana^. d'ItaL, dissert, xxvii, et dans ses Arm. (Vit, , T. IV , page 603 , année 806.

Cet historien pense que Spoletti devait jouir du même privilège , bien que, jusqu'à lui , on n'ait trouvé aucune monnaie de ce duché se rapportant à cette époque.

(2) Manuel monétaire, publié par Bonnet, 18i0, m-k^

(3) DUPRÉ DE Saint-Maur, Essai sur (es monnaies. — Le comte Germain Garnier , Mémoire sur la valeur des monnaies de compte, chez les peuples de l'antiquité, — Say , Traité d'écon. polir. — Voltaire , que Germain Garnier cite en cette occasion. — GlULiNi, Stor, di MiL

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