‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 122 sur 380 · LIVRE 111. — CHAPITEE II · texte numérisé non relu

LIVRE 111. — CHAPITEE II

^ous pourrioDs sans doute trouver une cause esi.€ore à cette attitude pacifique ^ dans la précaution prise par les rois francs , de conduire à la guerre Télite des populations vaincues ^ et de s'assurer ainsi y pendant leur absence , de la fidélité ou du moins de la soumission de ces contrées. Or, en cette occasion , Lothaire ne s'était pas fait faute d'une telle garantie y tant par ce motif de prudence , que pour plus sûre* ^ent arriver à ses fins parricides par le déploielisent d'une force armée imposante.

Enfin y nous répéterons que, dans ce moment

suprême , le coup porté au cœur de l'empire ,

engourdissait , paralysait les forces vitales des

diverses parties de ce vaste corps. Partout on

attendait avec stupeur l'issue du grand dramo

^ Ck)mpiégne et de Soissons.... Souvent une

attente mêlée de trop d'anxiété suspend toutes

^ iMmltés de l'homme y tout jusqu'au senti-

nient de s(m être ; il en est de même pour les

peuples.

Selon quelques auteurs, Lothaire , à peine de retour en Lombardie, se serait hâté de renvoyer è son père l'impératrice Judith, retenue, par ses irdres , prisonnière à Tortone. D'autres histo<teM racontent au contraire, qu'à la nouvelle e la restauration de Louis , Ralaldo , évêque de

Vérone, et quelques autres seigneurs, envoyèrent à Tortone des agens sûrs et adroits qui parvinrent à délivrer Judith et à la ramener en France avant môme que Lothaire fût de retour en Lombardie.

Le jeune prince , abattu par les revers , montra le plus grand repentir de sa faute qu'il rejeta sur de coupables conseillers, dont quelques uns furent envoyés en exil et d'autres punis de mort. Il fut plus rigoureux pour ses complices que Louis ne Tavait été pour ses oppresseurs et ses geôliers.

Mais voici venir l'historien Andréa , avec un de ces récits des anciens temps qu'il est toujours bon de recueillir au passage pour mieux apprécier ce passé si loin de nous.

Andréa raconte que le jeune roi de Lombar — die , croyant avoir surtout à se plaindre des con — seils d' Angilberto , archevêque de Milan, mai n'osant sévir avec violence contre ce puissanS prélat, lui envoya quelques illustres personnages de sa cour, avec la promesse du pardon, et l'ordre de comparaître devant lui.

Angilberto , se trouvant en présence de Lothaire , le salua avec quelques paroles de respect et en inclinant la tête. Lothaire voulait qu'il posât un genou à terre; mais, ajoute le prêtre Andréa , Angilberto s'y refusa par res-

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