‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 123 sur 380 · LIVRE III. — CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE III. — CHAPITRE

<;t pour la dignité ecclésiastique : propter re^ i^^-w'^entiam et honorem ecctenarum.

« Tu agis y » dit alors le roi ^ « comme si tu » ^^tais saint Ambroise. »

— » Je ne suis pas saint Ambroise, r> répondit A-^KMgilberto, « et tu n'es pas Dieu, le Seigneur. x> iVV^fi ego sanctus Ambrosius, nec tu Dominus l^^us. Lothaire resta un moment interdit et sans réplique à cette réponse hardie du prélat.

L'orgueilleuse attitude , les paroles austères d "^ Angilberto , en présence d'un prince aussi h^^tain que violent, auraient lieu de surpren^- ^■"^, et ont besoin d'être expliquées par une cc>xirte digression.

Depuis long-temps, les archevêques de Milan ^ ^-^ient comptés parmi les plus puissans prélats ^^ la chrétienté. Ils présidaient la diète (1)

(1) Tout porte k croire que cette célèbre diète teuait ses ^^nces dans le chœur de la basilique de Saiut-Ambroise ^ ^ Milan.

On n*est point fixé sur le nombre exact des sul&agaus 4oQt elle se composait. * Il est à présumer qu'on en comp-

* La partie du territoire occupée par les suffragaus de Tévéquc de Jlflan, cUt Muraiori, * s'appelait Liguria ;

Celle appelée par les suffk'agans de rarchevêque de Ravenne, Bmiiia ;

tere»tede ritalie, savoir: lesévôchés de Toscane, de SpoUtiiet d'autres cités ilalleunes, s'appelait Hespéria.

Les Lombards divisaient aussi en deux grandes portions les provinces soumises à leur puissance.

La partie orientale de la Lonibardlc composée de la yéniiic et du Frioul s'appelait Austru, et la partie oeciaentaley Niustbia.

' MoRATORi , /4/i/ifii. (CUal., nnno 794, T. iv, p. 360.

qui se composait des évéques et des gnnds du royaume : cette prérogative avait été la principale origine de leur influence^ qui allait toujours s'agrandissant à mesure que la diète devenait elle-même plus puissante; elle le devint au point de s'arroger souvent par la suite, à la mort d'un

tait plus de vingt-quatre. On cite notamment les évéques de Vercelli^ Novara, Lodi,Tortona, Asti, Turin, Aosta, Acqui, Gêaes, Brescia. Bei^ame, Crémone, VinUmilie, Savone , Albenga , Pavie , Plaisance , Cômo , Coire , Ivrée , Alba/

Ou sait que la juridiction ecclésiastique était basée sur la circonscription administrative et politique ; le grand nombre des sufiragans de la métropole de Milan sert d'argooMOt à plusieurs écrivains milanais, pour établir que Milan , dès le I v*" siècle , dut être une ville d*une haute importance, et que sa décadence, comme première ville de Tltatte septentrionale , ne fut c^u*accidentelle et momentanée.

Nous avons dit qu*en Lombardie les évéques étaient . éhis par le clergé de leur cité et le peuple, sauf quelques <« exceptions rares qui ne furent que des abus de Tautorité des -a rois. Ces excès de pouvoir donnèrent lieu à de constantes ^ plaintes qiiî ne firent que mieux établir la règle et qui ame- nèrent la décision du concile de 869.

A Milan , les premiers ecclésiastiques qui concounient^^^ Télection de Tarchevêque s'appelaient les cardinaux de ' sainte église de Milan,

u I/évéque sufTragant , dit le comte Verry, dépendait di >' métropolitain de qui il avait reçu l'ordination. Le métro — » polKain était consacré par ses évéques sufiragans. Le pap^3 n n'avait d'autre droit, dans ces élections, me d'autoriseï^ >) l'ordination de l'élu; droit que le clergé milanais sutéla — > der bientôt , en n*attendant même plus , pour cette con^ — ' sécration , la peiniission du Saint-Siège. >»

• romlc Vehut. Storia di Milano, T. 1 ". p. 76.

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