LIVRE III. — CHAPITRE III
ans depuis si long-^temps la désolation de *élienté , et qui vinrent assiéger, sous les de Rome , le souverain pontife du cathoe.
deux princes rivaux , pour apaiser la soif ai dévorait leurs dangereux auxiliaires, t d'abord au pillage , l'un , les églises de ent , l'autre , celles de Saleme ; et quand ipouilles ne suffirent plus à la dévorante ï des Maures, Sigenulfe jeta sa meute de res sur le Mont-Cassin (1), ce célèbre itère que tout TOccident vénérait comme rce de la perfection religieuse. Puis on se r la campagne de Rome qui fut dévastée. . . 86 de Saint -Pierre se trouvait à cette e hors de l'enceinte des murs de la ville :
iQ raconte qu'un première tentative avait été faite Maures^ contre ce monastère fameux; mais qu'un litteau , prodigieusement enflé par une inondation arrêta leur course , ce que les moines regardèrent on miracle.
lalfe prit soin de détromper ces bons religieux, et de yover que la protection du ciel n'allait pas jusqu'à srver du pillage.
dt état de 130 livres d'or et de 865 livres d'argent ^dans différentes exactions par ce duc, en croix , 168, vases et autres ornemens sacrés, et de 32,000 M* en monnaie.
ce compte n'est pas comprise une couronne d'or , *émeraudes, estimée plus de 5,000 écus d'or.
398 PUEMIÈRE ÉPOQUE.
on la dépouilla de ses reliques et de ses trésor^ les plus précieux.
Le pape Grégoire IV occupait encore , en c^ moment^le siège pontifical. Il mourut peu de^ temps après cette dévastation, le 11 janvier d^ Tannée 844. Le chagrin que lui firent éprouver les déprédations des Maures , appelés , conduit» et soudoyés par des princes chrétiens, avança peut-être le terme de sa vie. Peu de jours après, le 27 du même mois , on ordonna pape Tarchiprêtre Sergius, sans attendre la confirmation de Tempereur.
Lothaire , à qui un moment de trêve dans lo Nord laisse le loisir de jeter un regard sur c^ qui se passe en Italie, s'alarme de la douU^ atteinte portée à ses prérogatives d'empereu*" d'Occident , d'un côté par le peuple et le clergé de Rome, de l'autre par les ducs de Bénéveî^^ et de Salerne, qui ont appelé une autre inte^'^ vention que la sienne dans leurs différens. Co*^^ fiant au temps le soin de lui fournir une occ^'' sion de venger le premier outrage et de conjura le danger résultant, pour l'Italie, delà présen^^^ des Maures dans cette Péninsule, il cède au b^^ soin, plus facile à satisfaire, de protester conl^^ ce qui s'est fait à Rome, et il demande compte ^ Sergius de cette hâte à s'affranchir des usagée ^