LIVRE 111 « — CUAPITHE III
asacrés par des décrets ^ des conventions et s sennens solennels, enfin de cet oubli des érogatives impériales.
Quelquefois on se rend sciemment coupable lue illégalité qu'on sait devoir profiter à cei qui la commet : puis on y cherche une exise , on la déplore, on la désavoue ; en atten- Uity le fait n'en est pas moins accompli et décent, par la suite, un précédent qu'on invoque ti besoin. Ce n'est pas que nous prétendions petitement qu'on ait eu ces arrière-pensées à ome en consacrant Sergius sans l'approbation ^ l'empereur (1) ; mais, nous devons le confes- 'ï*, notre esprit n'a pu se défendre de ce soup- ^tà. Voici , dans tous les cas , les raisons et les ^cuses que les envoyés du Saint-Siège s'em- ^essèrent de porter au pied du trône impérial. Le diacre Jean, dirent ces légats, avait ameuté populace pour disputer la tiare à Sergius. sa voix, des mains armées avaient enfoncé les ^rtes du palais de Latran ; l'Église était menacée B tous les malheurs, de tous les scandales d'un
(i) N'oublions pas que , dans le dernier partage de Temti entre les fils de Louis P% on avait compris expresséi^Qt la ville de Rome dans le lot de lA)thaire. Y aurait-il ■^ de témérité à présumer qu'en cette occasion , les ^^tnains se plurent à tirer vengeance d'un acte aussi ou- ^*^ement attentatoire à leurs prétentions d'indépendance?
schisme , la noblesse se réunit aussitôt en arômes; elle dispei'se l'émeute, et Jean, renfenné dans une étroite prison, est heureux encorede ne pas perdre une vie que lui sauvent les pressantes^ sollicitations de Sergius. Dans le trouble amené par ces collisions , au milieu de l'exaltation générale et dans ce péril éminent d'un schisme, un devoir sacré est mis en oubli : on consacre^ on intronise Sergius sans l'approbation de l'empereur ; ce fut une faute sans doute : Rome , le clergé et , plus que tous , le saint pontife , bi déplorent ; mais une nécessité pressante fit seule accomplir ce fait que, du reste, semblerait justifier, en quelque sorte , la formule du serment prêté par le pape Etienne et ses successeurs^ serment libre et (wec la réserve du bien public et de l'intérêt commun. Or, ajoute-t-on, l'intérêt commun, le bien public, avaient exigé cette hâte extrême dans la consécration du nouveau pape. Lothaire est peu satisfait de ces explications de Rome. Des rapports lui viennent en même temps, sur la déplorable gestion des agens divers, à qui , pendant son absence , a été confiée l'administration des provinces du royaume lombard. Il résulte, de ces rapports, que tous les fonctionnaires, soit lombards, soit italiens, soit francs , semblent s'entendre pour détruire en