LIVRE m. — CHAPITRE III
d'années, par des malversations de tous imreset des actes multipliés du plus brutal des* tiame j tout le bien qu'ont fait à ces contrées ; règnes de Pépin , de Bernard y et les pre~ ares années de la royauté de Lothaire.
Gomme Charlemagne, comme Louis P% ce >iiarque comprend enCn à son tour tout le ril auquel son absence prolongée expose la issance des Français en Italie. Dans Timpost^ilité de s'y rendre lui-même, il jette^ pour le mbeur de la Péninsule y son regard sur Louis n fils aîné , que nous avons vu, le jour même ^ n naissance, décoré, par son aieul, du titre de î fU Lombardie. Drogon y évêque de Mets et 3^cle de l'empereur , accompagne le nouveau ^marque que précèdent au delà des Alpes des ^^missaires royaux ! La seule apparition de -^Hiis II met un terme aux abus scandaleux qui Nmillaient l'administration du royaume (1). Par <pdques actes d'une juste rigueur, et pour ^^^her le retour d'aussi honteux désordres , <A frappe les fonctionnaires les plus compro- ^) cela fait , le fils de Lothaire se dirige vers Rome.
Si l'on en croit Anastase , une armée nom-
(*) GiuUM , Storia di Milano^ ï, i".
i04 PREMIÈRE ÉPOQUE.
annaliste l, fait entendre, du reste , que Ta faire se termina selon les vues du prince Louis on admit Texcuse, mais au moins on maintiim^ et on proclama le droit de Tempereur (2)«
Un singulier incident marqua cette espèce d^ procédure. A peine la validité de Télection futelle reconnue , que le pape se porta juge de sec propres juges. Selon Ânastase , tous les prélats qui avaient fait partie de l'assemblée furent réprimandés par Sergius pour avoir osé se rendre à Rome sans lautorisation du Saint-Sîége. Loc évéques, d'abord irrités des reproches inattendus de Sergius y se reconnurent coupables wbm cet étrange chef d'accusation. Giulini dit qu*AiBr gilberto fit comme ses collègues (3) , et qu'il s^ soumit à cette censure.
Le fils de Lothaire fut sacré , le 25 du moi^
{\)AnnaL, Bertin, cité par B. B., Hist, de VEgL^ ann. %ktx,
(2) Selon quelques historiens , ce fut à cette occasioiB que Lothaire fit cette célèbre et inutfle ordonnance prescrivant qu*à Tavenir , pour éviter les séditioiis trop firiquentes à Rome, Le pape ne serait plus élu par /^peuple. et que l'on avertirait l'empereur de la vacance du Saint- Siège.
(3) PuRiCELLi. — Sassl — Giulini. Nous relevons cette conduite d*Angilberto à dessein, quelques auteurs ayant sans fondement affirmé que ce prélat ne voulut pas , à tort ou à raison, se reconnaître en faute, qu'il sépara dès œ jour l'Eglise milanaise de l'Eslise romaine , et conuneoça u schisme qui aurait duré deux siècles.