LIVRE III. — CH4PITRB III
Ae juin , roi de Lombardie par le pape qui le
couronna (1) et le cdgnit de Fépée rople. Louis
^y^ut demandé le serinent des Romains en sa
<iualité de roi de Lombardie 9 le pape s'y refusa
t<^itnellement, déclarant qu'on ne le prêterait
<I^'à l'empereur Lothaire : distinction juste et
^ifionnaUe qui ne fit que mieux établir les droits
^^ Temperear* Ce serment, qui n'était dû qu'à
'^thaire, fut prêté dans l'église de Saint-Pierre
P^i^ le pape , par le roi Louis II , par les prélats
®' seigneurs de tous les rangs, tant français
9^« lombards et romains , et par le peuple.
liOuis se rendit ensuite de Rome à Pavie. On ^it dater l'époque de son règne du jour de son ^^iironnement à Rome : toutefois, sans qu'on Prisse s'en expliquer le motif, les actes publics, en Lombardie, ne se firent en son nom ^I^c deux ans après, en 846 (2). Dans cet inter- ^^^Ue le nom de Lothaire y fut seul mentionné.
(1) Giulini et Moratori font observer , ao sujet do cou-*
l'i^iuieiiient de Louis dans la capitale de la chrétienté, qu'il
^ résuhe d'aucune relation contemporaine et authentique,
<ÏQe cette sdennité ait été renouvelée , soit k MOan , soit \
l^aivie : les métropolitains de Milan élevèrent plus tard cette
fi^ention et voulurent, eux aussi, ceindre de la couronne
te front des rois de Lombardie , même après le sacre conféré
1^ les pontifes romains. Nous les verrons , dans la suite ,
&po8cr de cette couronne avant et malgré le Saint-Siège.
^^1 GlULINL
406 PHEMIÈHË ÉPOQUE.
Louis II était encore à Rome quand il la visite de Sigenulfe j que nous avons vu rencm.porter de grands avantages de guerre sur le àvM^ de Bénévent.
Ce que Lothaire, quoique empereur, msuis absmt^ n'avait pu obtenir ni de ce j^nce, ni de Radelchis , le jeune roi de Lombardie y pair sa présence dans la Péninsule et par l'attitude menaçante de ses troupes, Tobtint de celui des deux rivaux que la fortune avait favorisé.
D'après le récit d'Ërchemperto(l), Guy, duo de Spoletti (2), beau-frère de Sigenulfe, eC Français, d'origine ^ avait promis au prince d^ Salerne , dont l'ambition s'était accrue par se» récentes victoires , de le faire investir de la t(h talité du duché de Bénévent, s'il consentait à
(1) ËRGHEMPERTLS^ HÙt. , Cap. XVJUl. — iMuaATOIl,
T. Y, page 15.
(2) 11 résulte d'une pièce autheDlique citée par Adnen (le Valois , dans ses notes sur le panégyrique de Bérenger. qu*un prince du nom de Bérengcr , époux d'HdléUiâe, fille de Tempereur Lothaire , était , à la date de cet acte ( 8^3 ) , depuis six ans, duc de Spoiem. « Peut-être , dit » Muratori, existait-il deux duchés de Spoletti : riin appelé » proprement de Spoletti, l'autre de Camerino. Guy afail » probablement le premier de ces duchés, et l'autre le te- « cond. » C'étaient deux états dans le même état : ce qn s'est plusieurs fois reproduit dans le duché de Spoletti et dans beaucoup d'autres. Il ne faut pas confondre le prince Bérenger dont il vient d'être question avec les Béreoger, ducs de Frioul , rivaux et ennemis des ducs de Spoletti