‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 148 sur 380 · LIVRE IV. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE V

K>UToir et allait devenir un foyer d'attraction, kn point de ralliement pour d'autres hordes d'inidèles* Rome et lltalie auraient fini par tomber en leur pouvoir^ comme l'Espagne et l' Afripie^ s'il y avait eu de l'union parmi ces conque-^ aAS : heureusement leurs divisions^ dès les prelûers temps de leur venue^ sauvèrent la cité des pontifes et la Péninsule y comme les fautes des Carthaginois sauvèrent autrefois la vieille capitale du monde romain.

Des bandes nombreuses de Musulmans venus des côtes de la Sicile en 846 y pénétrér^nit de nouveau dans la Romagne par l'embou^ lîhure du Tibre. Le pays était encore désert par luite des ravages qu'avaient exercés les premiers HDivahisseurs. Les églises de Saint-^Pierrcl et de Îaint-Paul furent de nouveau pillées, et Rome^ ^étroitement assiégée, était au moment de tomber aux mains de ces nouveaux Vandales, quand m apprit que des troupes, expédiées par le roi .^uis II, accouraient pour les combattre.

Les Maures se portent hardiment au devant le leur ennemi. L'armée lombarde les refoule l'abord jusqu'à Gaëte; mais les Africains ont Teint cette retraite pour attirer les troupes du roi Louis dans des défilés où les attend leur astuce. L'armée chrétienne , attaquée à l'improviste par

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les Maures embusqués , est mise en complet déroute : son général est tué ; un grand nombn de soldats périssent sur place ^ et le reste eè été peut-être massacré dans sa fuite y si César (ils de Sergius, duc de Naples (1), n'était aiv couru avec des renforts au secours des Lmi' bards. Gé nouveau corps de troupes , tomban sur les derrières des Maures , les contraint i suspendre leur poursuite acharnée. Rome es sauvée par cette diversion et par la mésintdli gence qui se met aussitôt dans les rangs de Sarrasins. Cette expédition j qui , comme le dî Voltaire, devait être une conquête, ne fut qu'uiM incursion de barbares^

Sur ces entrefaites , Sergius II mourut (S) Léon IV, de glorieuse mémoire , fut élevé ai trône pontifical. Pour ce grand pontife, le Saint Siège fut vraiment un trône de roi , et la tian devint sur son front un puissant diadème.

Déjà un de ses prédécesseurs , Léon III , avai formé le projet de bâtir dans Rome une seconde ville, afin d'enfermer l'église de Saint-Pierri et de la protéger contre les attaques des Lom* bards. Depuis, les Lombards, sous leurs roii français , étaient devenus de puissans auxiliaire!

(1) MiiRATORi , Awi. (lit., T. V, p. 19 et suiv.

(2) Année 867.

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