‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 17 sur 380 · LIVRE I". CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I". CHAPITRE III

des plus glorieux. Le jour même de sa sépulture, le lendemain de sa mort, un prêtre du titre de sainte Suzanne, d'une grande réputation de science et de sainteté , lui succéda sous le nom de Léon III. Le nouveau pape envoya des légats à Charlemagne pour lui &ire part de son élection y et lui remettre les clés de la confession de saint Pierre avec Tétendart de la ville. Le roi fut en outre invité à venir recevoir, en sa qualité de patrice et de protecteur des Romains, le serment de fidélité et d'obéissance.

Le sage et brillant conseiller de Pépin , Angilbert, fut chargé d'aller complimenter Léon III, au nom du roi des Francs , et de lui remettre une lettre de Charles (1) où l'on remarque ce passage :

« Ayant reçu avec vos lettres le décret de » votre élection , nous avons ressenti la plus vive t> joie de l'unanimité avec laquelle on l'a faite , » comme aussi de ce qu'on nous rend la fidélité » et l'obéissance qui nous sont dues. »

\ cette lettre étaient jointes des instructions secrètes qui prouvent que rien n'échappait à la prévoyante sollicitude de cette vaste tête occu-

(1) ALCilN , Ep. 8^1. — Cité par B.-B. , T. JV , p. !2:i6 ^^ 237.

102 PREMIÈHE ÉPOQUE.

pée du gouvernement de la moitié du monde (1).

Nous avons vu que les armées de Gharlemagne et de Pépin avaient rapporté de la Pannonie y après le sac et le pillage de la capitale des Huns, de riches trésors. Angilbert offrit au pape^ de la part des deux rois, une partie de Timmense butin. Cet acte de munificence servit aux libéralités qui marquèrent le règne de ce grand pontife.

Pendant que Gharlemagne j par ses victoires et la sagesse de sa politique , élevait peu à peu ce trône d'Occident , dont le marchepied était à Rome, la cour d'Orient, par de nouveaux scandales que suscitait Tambition d'Irène, servait merveilleusement les vastes desseins du monarque franc.

La débauche, l'adultère, le parricide, voilà le spectacle qu'offrait alors au monde cette cour éhontée. Irène, importunée même de l'ombre de pouvoir laissée à son fils qu'elle trompait par de feintes promesses et de fallacieuses soumissions, fomenta longuement une trame régicide contre le faible Constantin : l'exécution en fut prompte. On arrête l'empereur à Timpro-

(1) Kw\\y . Kp. H2.—Hist, dcCEqi, par B.-B., T. iv, pages 236 cl 237.

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