‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 170 sur 380 · LIVRE IV. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE II

tisTM. , faiblissait sous la loi de l'Ëglise qui veut^ et; 21 du reste raison de vouloir, que le mariage somt considéré 9 non seulement comme le plus iii:^;g)ortant des contrats civils, mais encore comme lien sacramentel et indissoluble. Mais la me- , la coercition dussent-elles servir au triompl^^ de sa volonté et du bon droit , sont de dattes i*eux moyens pour l'Église, car elles ne font <T^*enfanter trop souvent le bruit et le scandale, d^arlemagne, à l'exemple de plusieurs rois de *^ première race , avait répudié sa femme pour ^ï^ épouser une autre. Rome s'en était émue peut- ^^**c, mais le pape Etienne n'avait osé hasarder ^^oune censure. Les temps étaient changés. "^j)uis près d'un demi-siècle, Charlemagne était ^^scendu du trône dans la tombe , et Rome avait P^xir pape Nicolas I*' (1). L'impérieux pontife ^moint aux évoques de Gaule et de Germanie ^^ se rendre immédiatement à Metz , d'y citer ^othaire en présence de deux légats de Rome , ^^ y après l'avoir entendu , de prononcer un ju- ^^ïïxent canonique. Le concile de Metz et les lé- S^ts du pape eux-mêmes, gagnés par les larges-

». Cl) Il est juste toutefois de reconnaître que plusieurs

I *^t©riens accusent Adrien d'avoir non seulement approuvé

ivorcede (Charlemagne, mais de l'avoir conseillé, en haine

princes lombards.

monarque résiste aux remontrances et aax prières du pape : il veut une réparation de ce qu'il appelle les torts du Saint-Siège à Tégard de tous les rois outragés dans la personne de LiOthaire. Sur ces entrefaites y un des familiers de l'empereur^ qui avait brisé la bannière de sainte Hélène, est frappé de mort subite (1); le monarque lui-même tombe malade y une crainte superstitieuse le saisit; l'impératrice , gagnée par les présens et les secrètes sollicitations du pape y profite des terreurs qui assiègent l'imagination de Louis pour lui faire abandonner une entreprise que paraît condamner le ciel ; l'empereur se retire et retourne en Lombardie avec ses troupes, après avoir donné sa sanction i la conduite de Nicolas. Les archevêques deCdo— gne et de Trêves s'enfuient courbés sous le poids — de l'excommunication. Quelques années plus tard on verra le fougueux Gonthier venir an Mont-€assin se jeter aux genoux du pape Adrien, successeur de Nicolas , et s'écrier : « Je déclare-- » devant Dieu et devant les saints , à vous , mon- — » seigneur Adrien , souverain pontife , aux évé — » ques qui vous sont soumis, et à toute l'assem — » blée, que je supporte humblement la sentenr c»

(i) MliRATORi , Ann. d'it., T. v, p. 56.

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