‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 207 sur 380 · LIVRE IV, -T- CHAPITRE IV. 2t · texte numérisé non relu

LIVRE IV, -T- CHAPITRE IV. 2t

)» sonne autre que vous, eomme roi et empereur 3» romain, parce qu'en tous Heux on loue votre » sagesse , votre justice , votre piété , votre va- » leur, votre noblesse, voire beauté, votre prun dence , votre tempérance , votre fermeté et Y» vos sentimens religieux. S'il arrive que vous M surviviez à notre empereur, nous désirons , » nous , le clergé , le peuple et la noblesse de 1» Rome et du monde entier, que vous deveniez » non seulement duc et roi , patrice et empe- 1». reur, mais protecteur de TËglide dans le pré- » sent, et compté parmi tous les saints dans Té- » temité. »

On doit reconnaître que si la persévérance fut de tous temps une des vertus des pontifes nmiains , ces pontifes surent quelquefois aussi employer à propos la souplesse et la flatterie , compagnes si essentielles de la persévérance , et qui servent si merveilleusement à atteindre le but que. Dieu aidant, chacun se propose ici-bas.

Louis II séjourna quelque temps à Rome. On ^naconte (t) que quelques courtisans, ennemis de ^impératrice , qui n'avait plus d'espoir d'avoir i'enfant , enhardis par l'absence d' Angilbergo , liffirirent aux passions de L'empereur une jeune

(1) GlULlNl, T. 1, Ub. V. — lUllRATORi, V. V.

femme dont les charmes séduisirent un momeDi le monarque ; on obtint de lui qu'il ordonnerai à Angilberge de l'attendre en Lombardie; mais l'impératrice ne tint aucun compte de cet ordre; elle se rendit à Rome et déjoua les macliinations de ses ennemis.

L'empereur se trouvait encore dans la cité des pontifes quand de nouvelles calamités vinrent fondre sur l'Italie. Les Sarrasins que sa victorieuse épée avait chassés de Bari , étaient allés cacher leur rage et leur honte en Afrique; mais j réveillés bientôt par la soif de la vengeance^ ils levèrent trente mille hommes et firent voile vers le duché de Salerne.

Dieu voulut, dit V Anonyme salemiioin (1)^ que, pendant les préparatifs hostiles des infidèles contre la Péninsule, un des leurs, duQem A'Arran , qui conservait le souvenir reconnais* sant d'un bienfait que lui avait rendu Guaiferio^ prince de Salerne, rencontrât un habitant d'A— malfi nommé Fiuro , et le priât de conseiller ^ ce prince de fortifier le mieux possible sa vil de Salerne menacée d'un grand péril. Guaifer^" dès que cet avis lui fut venu, se hâta de ren» Ire en état les remparts de sa capitale qu'il (i

(1) Cité par iMibaiori, Ann, d*h,y T. v.

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