LIVRE IV. — CHAPITRE IV
fia par la construction de trois nouvelles tours . » Capouans et les Toscans Taidèrent dans ces avaui d'urgence. Le duc de Bénévent y dont aaiferio avait invoqué le secours , se rendit à derne avec quelques troupes. Les deux princes irent d'abord d'avis de tenter une bataille déûve contre les Maures ; mais Adelchis , quand s Sarrasins eurent débarqué , s'effraya de leur >mbre et de leurs menaces ; peu rassuré poutre aussi sur le sort de sa propre capitale^ il landonna Salerne à la rage des infidèles qui nrent mettre le siège devaftt cette ville. Ce ége j que prolonge pendant plusieurs mois la goureuse résistance opposée par Guaiferio, et le comble à la détresse de tout le pays saiBÎtain. Naples, Bénévent^ Capoue, n'ont pas oins à souffrir des incursions que les barbares Ht sur leurs terres pour se venger de l'inutié de leurs efforts contre Salerne.
Le chef de ces bandits, Abdila, avait pris, aux iTirons de Salerne , domicile dans une église nt l'autel , chargé de coussins moelleux , lui rrait de lit, et était incessamment souillé par ioupudiques profanations. Un jour, pendant l'une pauvre fille chrétienne luttait, sur cette >nche impure, contre la brutalité du tyran, une mtrc tombe sur rinfàmc et l'écrase sans faire
le moindre mal à la jeune vierge (1). Les Maures remplacèrent aussitôt Abdita par Âbimeleeh^ homme aussi entreprenant que rusé y et le siège de Salerne continua avec vigueur.
Guaiferio , dès le début des hostilités , s'était hâté d'envoyer à Louis des messagers chargés d'implorer son assistance. Pierre, beau-frère , et Guaïmario^ fils du prince de Salerne^ étaient à la tète de cette ambassade.
Louis se trouvait encore à Rome : irrité de h monstrueuse ingratitude dont on avait payé ses services, etsachantqueGuaiferioavaitété, comme les ducs de Spoletti et de Gamerino , complice d'Adelchis , dans le sanglant outrage qu'il avait reçu à Bénévent y il refusa tout secours. Il ft plus : les ambassadeurs de Guaiferio furent par ses ordres , dit toujours l'anonyme salemitain, envoyés en exil dans des provinces éloignées.
A cette nouvelle, les habitans de Salerne, harcelés par les Sarrasins hors de leurs remparts > et décimés par la famine dans l'enceinte de leuc^ murs, furent réduits au désespoir. Leur coura^^ si long-temps héroïque allait les abandonne (|uand MarinOy duc d'Amalfi , mû probableme
(i) Amonym. Salërmi.