‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 213 sur 380 · LIVRE IV. — CHAPItRE V. 3â · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPItRE V. 3â

de basse perfidie qui Ta rendu captif du duc de Bénévent; en second lieu, contre de criminelles démarches tentées récemment par Adelchis auprès de la couJr du Bosphore ; en effet , Tempereur venait d'apprendre de source certaine, que ce duc félon, effrayé à l'annonce de la marche de Tarmée lombarde sur Capoue , et redoutant la trop juste vengeance de Louis 11 , avait invoqué l'aide des Grecs , avec la promesse de reconnaître en retour l'empereur Basile pour son sour verain^ La diète, présidée par Jean VIII, successeur d'Adrien II , dégage Louis du serment de Bénévent, et déclare Adelchis rebelle, traître et ennemi du peuple romain.

L'empereur se porte aussitôt avec son armée victorieuse contre Bénévent (1).... Mais Adelchis était prêt à le recevoir. Basile, dont Thabile administration avait relevé l'éclat et la puissance 4Je la couronne de Constantinople , l'ambitieux ^sile , séduit par l'offre d'Adelchis qui le met-

(i) Année 873. G*est à tort, selon nous , que quelques ''ustoriens * affirment , qu'au lieu de marcher lui-même ^^^tMtre Adelchis, Louis II chargea Pimpératrice de la con- ^<^te de cette expédition. Le moUf de cette singulière ré- ^o^lctiion de la part de l'empereur, aurait été, dit-on^ la ^''«^ûte d'être considéré comme parjure. Ces historiens ou- ™i^iitou n'ont pas su qu' Adelchis avait exigé le même serde l'impératrice.

^Kntre autre» VAnnalhte saxon^ T. r'scriptor Eccardi. T. II. 3

34 PREMIÈRE ÉPOQLE.

tait en voie de reconquérir plus tard les provinces qu'avait possédées l'empire d'Ori^at en Italie, s'était hâté d'envoyer une flotte qui débarquait à Otrantc pendant que Louis s'apprêtait à attaquer Bénévent.

De graves hostilités entre des princes chrétiens étaient près d'ensanglanter de nouieau l'Italie que les Sarrasins, vaincus mais non chassés sans espoir de retour , menaçaient toujours de loin j et que de pareilles collisions allaient livrer sans défense à ces avides dévastateurs. Jean YIII part précipitamment de Rome et se rend au camp de I^uis IL Sa médiation fait déposer les armes aux deux armées. Un traité de paix est signé entre l'empereur et le duc de Bénévent, qui peut-être attendaient avec un égal désir une occasion favorable de terminer, disons mieux , de prévenir cette guerre (1).

La santé de Tempereur s'affaiblissait chaque jour davantage : n'ayant aucun enfant mâlei qui laisser la couronne et l'empire, il jeta les yeux sur celui de ses deux oncles dont les pr<>cédés, lors du voyage d'Engilberge aux cours A^

France et de Germanie4 avaient le moins bles^^^

(1) GlULiNl, lib. VI.

Page 1