‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 227 sur 380 · LIVRE I". — CBAriTRE l · texte numérisé non relu

LIVRE I". — CBAriTRE l

L^r|;édes hiens et des privilèges domk il jouissait ^WÊ» LouiS'le-Déboniiaire.

auprès de cette puissance déconsidérée, le fugitif oublie qu'il est venu en suj^liant, croit pouvoir parler d'un ton d'autorité et tler des menaces. Bien que trente prélats seuit se smeot rendus au concile qu'il a con- [ué et annoncé comme devant être universel, n YIII y fait des lois générales , y affecte de ter en maître les souverains eux-mêmes y et [ie le fameux canon qui porte (fue ks puisfm4>fi9 du monde n'auront jamais la hardiesse ^ ^'asseoir deiwsit les évèques s'ils ne l'ordon-

Ila{^lant que quelques rois carlovingtens Ai été sacrés par des papes à Pontbion , il dé- '^cle Louis à recevoir, comme roi de France , ^Miction sainte de ses mains ; mais il échoue ^<^>ixiplètement dans ses instances auprès de ce ^^nce, pour lui faire accepter la couronne imle et oelle de Lombardie.

Louis-le-Bègue , aussi malade et moins am* ieux que Garloman, repousse cette double Mutation , comme une source pour lui d'embar- '^^ «t un surcroît de soucis. Quant au secours V>'il est venu demander, Jean VllI n'obtient quo *^ ces promesses vagues , de ces paroles évasi-

ves qui, dans des négociations de ce genre, éqoh valent à un refus formel. Le pape , déconcerté par ce double échec de ses démarches, ne reprit qu'avec anxiété le chemin de l'Italie | où il avait à craindre la vengeance de Garloman et de nouvelles exactions de la part des Sarrasins.

Le clergé d'Italie venait lui-même de se montrer hostile en ne se rendant pas au concile de Troyes« Ce clergé redoutait la colère de Garloman qui , du fond de la Germanie , avait toujours l'œil ouvert sur la péninsule italique qu'il traitait en maître, et sur les démarches de Jean VIII auprès du roi de France.

Les évéques d'Italie avaient encore un autre puissant motif d'appréhension... Tous avaient été sourds à l'appel de Charles-le-Chauve , lors de la dernière apparition de cet empereur à Pavie ; tous avaient souhaité , préparé peut-être le succès de Garloman. Quel accueil le fils de Gharles-le-Ghauve leur aurait-il fait dans son royaume s'ils avaient osé y paraître? N'eût-il pas été imprudent de se mettre à la merci d'uo roi qui croyait avoir à venger sur eux la honte et peut-être la mort de son père? Par ces motifs^ Ânsperto, ce fier archevêque de Milan, cm! devoir ne point quitter son siège pour se rendre au concile de Troyes. Ainsi pensèrent et

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