‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 228 sur 380 · LIVRE !"• — CHAPITRE · texte numérisé non relu

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girent à son exemple tous les évéques d'Italie.

Quant à ceux d'Allemagne, il est à croire ue Tinfluence de Charles de Suabe et de Car- >iiian fut plus forte que la voix et les menaces u pontife de Rome : tous s'abstinrent de pa* adtre au concile.

Il vint à la pensée de l'ambitieux Boson de ûre tourner à son profit les perplexités qui agiaient l'esprit de Jean VIII.

Le décret de Charles-le-Chauve, sur la suc- ^assibilité des charges et des dignités publiques, ivait été un legs funeste pour son héritier au ^6ne de France. L'ambition des grands n'en ^tait devenue que plus insatiable , et les débiles nains de Louis-le-Bègue , incapables de saisir i'épée pour réduire les mécontens , avaient mis le royaume en lambeaux. Dans ce démembreoient dont nous aurons bientôt l'occasion de nous occuper, Boson, déjà duc ou comte de Provence , avait fait ajouter à ses possessions , le beau duché de Bourgogne (1).

(1) Président Hénault, Hist. de France , ann. 877, règne de Louis II, T. i". Giulini croit, au contraire, que Bo0on ne s'empara de la Bourgogne qu'après la mort de ce [Hrince. Notre opinion est qu'il obtint le duché de Bourgogne des bontés ou plulôtde la faiblesse de Louis-le-Bègue, et qu'il s'en fil proclamer roi sous le règne des deux fils de ce monarque.

74 DEUXIÈME ÉPOQliE.

Boeon voulait plus encore : voici le langage qu'il pouvait tenir et qu'il tint probablement à Jean YIII pour arriver à ses fins : « Le roi de » France a dédaigné ou craint d'acoepter la eou- » ronne d'Italie. Y eût-il consenti , quel fruit » en aurait retiré le Saint-Siège? Débordé par » les grands de son royaume y tsAhle de carac- » tère aussi bien que de santé, Louis est affiiissë » sous le poids de la couronne de France et de » ses maux physiques. S'il vit y il n'y a aucun y> secours à attendre de lui ; s'il meurt , ses eai> fans y jeunes et inexpérimentés y se partage- » ront ce royaume morcelé y et seront encore » moins que le père en position de protéger » Rome contre ses ennemis.

» Si de la France les regards se toumenl » vers la Germanie^ on trouve Carloman que » Jean VIII a offensé y et que d'ailleurs le déta- » brement de sa santé rend aussi incapaMe que » Louis de France ou ses enfans^ de venir en aide » au Saint-Siège.

» Restent les deux autres fils de Louis-le-Ger- » manique ; Louis II y trop prudent et trop pa- » tient dans ses vues pour les compromettre par » une démarche prématurée ; et Charles de )) Suabc , que son impuissance et sa nullité onl » protégé rentre l'ambition de Carloman q«i

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